
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Bretagne
- Cornes
- Absentes chez les deux sexes
Des moutons bretons au nom de Belle-Île
Au XVIII siècle, des reproducteurs achetés en Flandres ont été importés pour augmenter la prolificité. Le croisement entre le mouton des Landes et le mouton Flandrin a donné naissance à la « race de deux ». Le nom « race de deux » faisait référence aux naissances très souvent gémellaires. L’intensification de l’agriculture bretonne a compromis la survie de cette race. Une quinzaine d’individus ont été retrouvés par hasard sur l’île de Belle-Île. La race a pris le nom de l’île où ces animaux avaient été retrouvés.
Une toison aux couleurs variables
La toison est généralement blanche, mais les moutons gris ou bruns ne sont pas rares. Les extrémités du corps sont fréquemment colorées. La laine présente une texture fine et serrée.
Une sauvegarde organisée
Un programme du Conservatoire des Races Animales en Pays de Loire, le CRAPAL, a sauvé la race de la disparition. Un registre généalogique a été créé en 1999. Les brebis se reproduisent en race pure. De la semence provenant de deux béliers a été congelée.
Les effectifs documentés
Le travail de conservation avait permis d’atteindre 200 brebis en 2007. Parmi les 200 animaux répertoriés dans le décompte cité, 160 brebis et 22 béliers étaient inscrits au registre. En 2011, les actions des associations de sauvegarde et de l’école vétérinaire de Nantes avaient porté l’effectif à 321 brebis, avec une population en augmentation.