
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Indre, ancienne province du Berry
- Poids
- Brebis : 60 à 70 kg ; béliers : 80 à 110 kg
- Robe
- Peau blanche
- Statut
- Race menacée
Une histoire berrichonne
Les origines précises de la race restent mal établies. Le Berrichon de l’Indre s’est différencié du Berrichon du Cher au XIXe siècle. La race comptait autrefois deux souches, Champagne et Crevant, dont la seconde a disparu. D’abord limitée à la Champagne berrichonne, elle s’est étendue dans l’Indre et dans quelques cantons voisins. Des animaux ont été exportés en Allemagne, en Belgique, en Afrique du Nord et dans les îles Kerguelen.
Une tête fine et des oreilles horizontales
Les béliers comme les brebis ne portent aucune corne. Un cou assez long porte une tête blanche, fine et allongée, dont le profil est légèrement busqué. Ses oreilles de longueur moyenne se tiennent à l’horizontale. La toison blanche laisse la tête, les membres et le ventre découverts. Les mèches sont assez courtes et la finesse de la laine va de 24 à 27 micromètres. Sa silhouette présente une poitrine profonde, un dos musclé et une croupe large et longue.
Des accouplements encadrés pour sa sauvegarde
Les effectifs ont diminué progressivement pendant tout le XXe siècle. En 2005, la population était estimée à environ 7 000 animaux, avec 1 000 brebis et 50 béliers inscrits au programme de reproduction. L’UPRA a lancé en 1984 un programme de conservation fondé sur un encadrement strict des accouplements pour limiter la consanguinité. Neuf familles d’animaux ont été définies, et chaque bélier doit rejoindre celle avec laquelle il a le moins de liens de parenté. Le programme dispose d’un centre d’élevage à Baugy pour gérer les reproducteurs. La base de sélection rassemble environ 750 brebis.