
Carte d’identité
- Espèce
- Brebis mérinos
- Origine
- Espagne
- Naissance
- Vers 1784
Un voyage depuis l’Espagne
Dangourde fait partie des 376 moutons amenés d’Espagne en France en 1786. Charles III offre ce troupeau à Louis XVI pour améliorer les brebis élevées en France. Le troupeau prend la route le 15 mai 1786 depuis Villacastín, près de Ségovie. À l’arrivée en France, les moutons sont répartis entre la bergerie nationale de Rambouillet et différents éleveurs.
La vie au château de Croissy
Dangourde rejoint le château de Croissy, propriété de Jean Chanorier. Jean Chanorier a acquis une vingtaine d’animaux issus du troupeau espagnol. Le berger Grelet, qui s’occupe de cette brebis, lui donne son nom de Dangourde. Grelet a été formé à la bergerie nationale de Rambouillet par Henri-Alexandre Tessier et Louis Jean-Marie Daubenton. Dans la description de Tessier, Dangourde porte des découpes aux oreilles. Tessier signale aussi sur son chanfrein des marques faites au feu, qu’il rattache à son origine espagnole.
Une longue vie et une nombreuse descendance
Pendant ses quatre dernières années, Dangourde reçoit davantage de soins que les autres brebis, dans l’espoir de prolonger sa vie. Elle reçoit chaque jour du son mélangé à de l’avoine et accompagne les agneaux dans les pâturages les plus tendres. Tessier estime à vingt-quatre le nombre d’agneaux produits par Dangourde au cours de sa vie. Sa mort survient le 16 septembre 1803, dans la bergerie du château de Croissy.
Un récit au service des progrès agricoles
En l’an XII, Henri-Alexandre Tessier publie une nécrologie de Dangourde dans les Annales de l’agriculture française. Pour justifier ce récit, Tessier rappelle que des histoires de chevaux et de chiens ont déjà été écrites. La biographie de Dangourde est présentée comme une occasion de s’instruire. L’histoire de cette brebis s’inscrit dans un projet scientifique visant à faire progresser l’agriculture.