
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Fouta-Djalon, Guinée
- Taille
- 40 à 60 cm
- Poids
- Bélier : 25 à 30 kg ; brebis : 20 à 25 kg
- Statut
- FAO : non menacée en 2007
Un nom et une histoire ouest-africains
Le nom Djallonké vient de la langue fulani. Le mouton égyptien, Ovis longipes, serait son ancêtre. La race s’est diffusée notamment au sud du Sénégal, au sud du Mali, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin, au Nigeria, au Cameroun et au Gabon. Les noms employés pour désigner ce mouton changent beaucoup d’un pays à l’autre.
Une crinière chez le bélier et des robes variées
Le bélier porte autour du cou une crinière en forme de manchette. La robe est généralement blanche ou pie, avec l’avant du corps noir et l’arrière blanc. Selon les tribus qui élèvent ces moutons, vous pouvez aussi observer des robes pie rouge et blanc ou brunes avec le ventre noir. Les cornes du bélier s’enroulent en spirale, tandis que la brebis n’en porte pas.
Des effectifs documentés et un suivi de la race
En Côte d’Ivoire, des études sur le Djallonké sont menées depuis les années 1970. L’Association de Promotion de la Race Ovine Djallonké, appelée APRODJALCI, a été créée en Côte d’Ivoire. Le cheptel de Côte d’Ivoire était estimé à 1 200 000 têtes en 1996. Au Togo, l’estimation du début des années 1980 atteignait 600 000 têtes. La guerre civile du début des années 2000 a entièrement détruit les troupeaux de Djallonkés améliorés du Centre National Ovin et les élevages de la zone touchée en Côte d’Ivoire. Le registre généalogique international qui présente le standard de la race est géré par l’Association Africaine des Éleveurs d’Ornements, par l’intermédiaire de son organisation subsidiaire I.S.D.G.S.