
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Afrique du Sud
- Taille
- 60 à 75 cm
- Poids
- Bélier : 110 à 130 kg ; brebis : 75 à 85 kg
- Statut
- Non menacée selon la FAO
Une race née de deux lignées
Dans les années 1930, des brebis locales Persan à tête noire sont croisées avec un bélier de la race anglaise Dorset Horn pour créer le Dorper. La reconnaissance officielle de la race intervient en 1946. L’Association des Éleveurs de Dorper d’Afrique du Sud voit le jour en 1950. Le nom Dorper associe « Dor », emprunté à Dorset, et « Per », emprunté à Persan.
Une tête noire et une toison mêlée
La tête et le cou noirs contrastent avec le blanc du reste de la toison. La toison réunit des poils et de la laine. La laine, présente en quantité variable sur le dos, ne recouvre qu’une partie du corps. Des taches noires sont possibles, tandis qu’une couleur entièrement blanche ou très sombre sort du standard de la race. Brebis et béliers sont généralement dépourvus de cornes, avec parfois de petites cornes chez certains mâles. L’arrière-train est massif et musclé.
Une implantation progressive en Europe
Le Dorper est longtemps resté rare, voire absent, en Europe. Son arrivée aux États-Unis date de 1995, après un passage par le Canada. En France, la race commence réellement à se développer au tout début du 21e siècle. L’Association française des moutons Dorpers, ou AMDF, est créée en 2016.
Des effectifs élevés, une vigilance pour les races locales
En 1992, la population de Dorpers était estimée à plus de 7 000 000 de têtes. L’engouement pour le Dorper menace les ressources génétiques de certaines races locales, notamment la Masaï au Kenya et le Barbados Blackbelly à la Barbade.