
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Bretagne
- Taille
- 50 à 60 cm au garrot
- Poids
- 20 à 50 kg pour les brebis
- Diffusion
- Locale
Une présence ancienne dans les landes bretonnes
Sa présence historique est bien documentée à l’ouest d’une ligne reliant Saint-Nazaire, Savenay, Derval et Saint-Brieuc. En 1888, le dictionnaire de Larive et Fleury mentionne de petits moutons de race bretonne dans les landes de la Loire-Inférieure. René Bourrigaud attribue au défrichement des landes la disparition des petits moutons noirs.
Une tête fine et des apparences variées
La tête est fine et allongée, avec un profil rectiligne. Chez les béliers, le chanfrein présente une légère courbure busquée. Les animaux blancs ont généralement les extrémités légèrement ou moyennement tachées, certains portant des marques roux foncé très prononcées. La toison reste peu envahissante et ne couvre pas la tête. La longueur de la queue varie beaucoup d’un animal à l’autre.
Du dernier troupeau à la sauvegarde
Le dernier troupeau subsistait à la Butte aux Pierres, une île des marais de la Grande Brière Mottière. Le troupeau de la Butte aux Pierres a été redécouvert en 1976. Les premières recherches officielles sur cette population ont commencé en 1987. Vous pouvez noter que les premières réimplantations effectuées en Bretagne à partir de 1988 dans des réserves naturelles puis des écomusées constituent des élevages « vitrines » visant à susciter un regain d’intérêt pour ce mouton rustique. L’association Moutons des pays de Bretagne - Deñved ar vro a été créée en 2004 pour sauvegarder et valoriser cette population.
Des effectifs en progression
En 2000, le recensement comptait 278 femelles. À la fin de 2016, les effectifs dépassaient 3000 femelles.