
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Thônes en Haute-Savoie, Marthod en Savoie
- Taille
- Moyenne
- Poids
- Brebis : 55 à 65 kg ; béliers : 70 à 80 kg
- Lait
- 90 à 170 litres par an, selon la date d’agnelage
Deux souches savoyardes réunies
La race est apparentée à plusieurs races d’Europe centrale, notamment du Valais, du Tyrol et de Hongrie. Au XIXe siècle, chaque vallée savoyarde possédait une population de brebis aux caractéristiques propres. Vers 1870, les souches de Marthod, près d’Albertville, et de Thônes, dans les Aravis, dominaient le cheptel savoyard. Les deux souches ont été réunies définitivement au début des années 1930 sous le nom de Thônes et Marthod.
Des marques noires et des cornes en spirale
Sa tête est fine, avec un nez droit qui peut être légèrement busqué. Une laine abondante forme un toupet caractéristique sur le front. Les mâles comme les femelles portent des cornes assez développées, orientées à l’horizontale et dessinant une large spirale. Sur sa robe blanche, le bout du museau, le contour des yeux, les oreilles et les extrémités des membres sont noirs. Sa toison se compose de longues mèches de texture assez grossière.
Une vie entre bâtiments et estives
Bien adaptée à la montée en estive, elle y séjourne trois ou quatre mois pendant l’été. Elle supporte les longs hivers en bâtiment et les estives à des altitudes dépassant 2 000 m, malgré de forts écarts de température et des pluies abondantes. Dans les vallées, certains animaux passent même l’hiver dehors.
Du lait transformé à la ferme et de la laine
La laine figure parmi les utilisations de la Thônes et Marthod. Après avoir disparu pendant un temps, les élevages à vocation laitière ont fait leur retour. Tout le lait est transformé dans les fermes, notamment en tomme de brebis, yaourts, fromages lactiques, sérac ou persillé.
Des brebis précoces et une bonne longévité
Il n’est pas rare que des brebis de plus de 10 ans soient encore fertiles. Une brebis peut mettre bas dès l’âge d’un an. La race présente une prolificité moyenne, avec environ 1,5 agneaux par an.
Une race sauvée du déclin
Les effectifs sont passés de 32 000 ovins en 1932 à 19 000 en 1947, avant que la race ne frôle l’extinction au début des années 1970. Le sauvetage a commencé en 1975 avec l’Établissement départemental d’élevage de Savoie, le lycée agricole de La Motte-Servolex et l’Institut d’élevage. Créée en 1992 avec dix adhérents, l’Union des éleveurs a pour mission de sauvegarder, développer et promouvoir la race et ses produits. L’Union Thônes et Marthod gère la sélection à partir d’une base de 350 brebis soumises au contrôle de performance. Le maintien de la diversité génétique fait l’objet d’une attention particulière dans la sélection. L’effectif indiqué est d’environ 2 500 brebis.