
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Limousin, France
- Robe
- Roux froment
- Taille
- Vache : 135 cm au garrot ; taureau : 145 cm
- Poids
- Vache : 750 kg ; taureau : 1 100 kg
Une histoire de sélection dans le Limousin
Les premiers textes attestant l’existence de la race remontent à la fin du XVIII siècle. Au milieu du XIX siècle, certains éleveurs ont croisé leurs animaux limousins avec des taureaux durham. La société d’agriculture de Limoges a encouragé les éleveurs à sélectionner les animaux selon les caractéristiques de la Limousine, adaptée à son milieu. Le livre généalogique limousin a été créé en 1886 à l’initiative de Léon Reclus et de la société d’agriculture de Limoges. Dès 1887, une commission examinait les animaux dans les fermes pour décider de leur inscription au livre généalogique.
Des contours clairs et des cornes fines
Le dessous du ventre et les contours des yeux et du mufle sont plus clairs que le reste de la robe. Ses muqueuses sont rose clair. Sa tête est courte, avec un front et un mufle larges. Lorsqu’elles sont présentes, ses cornes fines se courbent vers l’avant et se relèvent légèrement à leur extrémité. Les cornes et les onglons sont blonds. Aux États-Unis notamment, des animaux à robe noire sont aussi reconnus comme limousins.
Un caractère pris en compte dans la sélection
La Limousine est souvent jugée moins docile que d’autres races bovines, dont la Charolaise. L’amélioration de la docilité fait partie des orientations de sélection de la race. Depuis 1990, les stations de Lanaud et de Moussours utilisent un test qui évalue surtout la réaction des animaux aux manipulations humaines.
Une race préservée par ses éleveurs
En 1962, un projet prévoyait d’intégrer la Limousine au regroupement de races qui allait former la Blonde d’Aquitaine. L’opposition des éleveurs limousins a permis de conserver la race. En 2004, l’effectif était estimé à environ 900 000 vaches, dont 63 000 inscrites au registre. Le livre généalogique rassemble les animaux reconnus comme appartenant à la race et les renseignements sur leur ascendance. La diffusion à grande échelle des meilleurs reproducteurs présente un risque d’augmentation de la consanguinité susceptible de fragiliser la race à long terme.