
80 à 100 cm
La hauteur du lin textile dans la description de sa croissance donnée par le ministère de la Culture.
1 m
La largeur des andains où sont déposées les tiges après l’arrachage, d’après le ministère de la Culture.
60 à 80 cm
La longueur des plus longues fibres peignées, selon la fiche du ministère de la Culture.
Du lin pour s’habiller et équiper la maison
Le lin cultivé fournit des fibres textiles et des graines, et porte le nom de Linum usitatissimum dans la fiche du ministère de la Culture. En Normandie, dans le Nord de la France et en Île-de-France, le climat océanique et les savoir-faire locaux ont contribué à la réputation des fibres et du fil. Les fils issus de la filature au mouillé servent le plus souvent à fabriquer des vêtements et du linge de maison. Avec la filature au sec, on obtient un fil plus épais, souvent destiné à l’ameublement.
De la terre préparée au lin mûr
Pour préparer le sol, le ministère de la Culture décrit un labour suivi d’un hersage qui casse les mottes et nivelle la surface. Une terre légèrement tassée et bien aplanie aide le lin à lever de façon uniforme. Selon le témoignage de Patrick Ouvry recueilli par le ministère de la Culture, on sème entre mars et avril, lorsque la terre est réchauffée. Pour suivre le développement du lin textile, vous pouvez repérer la levée, la croissance, la floraison et la maturité.
Arracher les tiges, les retourner et les ramasser
Au sol, la plupart des arracheuses laissent les tiges en rangs parallèles et ordonnés, que l’on appelle des andains. Pour le rouissage au champ pratiqué aujourd’hui, les tiges sont déposées après l’arrachage en andains ou nappes de lin de 1 mètre de large, en couches minces d’épaisseur régulière et parallèles entre elles pour faciliter le broyage. Le ramassage, le retournement et l’enroulage sont assurés par des machines conçues spécialement pour le lin. Avant le teillage, les pailles sont enroulées en balles et stockées à l’abri.
Au champ, le rouissage aide à libérer les fibres
Pendant le rouissage au champ, la pluie et le soleil alternent et aident les micro-organismes du sol à éliminer la substance qui soude les fibres à la partie ligneuse de la tige. À mi-parcours, on retourne les andains pour que le rouissage soit homogène. Le rouissage touche à sa fin lorsque les pailles sont devenues grises et que la filasse se détache facilement quand l’agriculteur casse la tige. Quand il estime le rouissage terminé, l’agriculteur porte un échantillon au teilleur pour lui demander son avis sur le ramassage.
Des fibres séparées jusqu’au tissu
Par un battage mécanique, le teillage extrait les fibres et les sépare des parties ligneuses de la tige. Au teillage, les morceaux de bois récupérés sont appelés anas. Le peignage nettoie les fibres, les aligne et les étire en rubans prêts à être filés. Lors de la filature, le ruban régularisé et étiré devient une mèche, puis une torsion lui est appliquée pour former le fil. Pour former le tissu, le tissage entrecroise les fils.