
Carte d’identité
- Type
- Maladies cryptogamiques
- Agent
- Microorganismes oomycètes
- Plantes touchées
- Notamment la laitue et les courges
Les signes à observer et les dégâts
Vous pouvez observer des taches brunes ou des moisissures d’aspect blanc et cotonneux. Ces signes sont suivis d’un flétrissement qui peut concerner une feuille, un rameau ou la plante entière.
Des parasites microscopiques
Les organismes responsables sont des parasites microscopiques obligatoires des plantes. Les oomycètes possèdent des hyphes, un caractère qu’ils partagent avec les champignons. Leur dissémination se fait par sporulation. Ces organismes sont incapables de réaliser la photosynthèse.
Prévenir par les gestes de culture
Éliminez et détruisez les débris de culture atteints. Limitez l’humidité excessive du feuillage et favorisez la circulation de l’air entre les plantes. Pratiquez une rotation pour éviter de remettre trop rapidement la même culture sur une parcelle. Choisissez des variétés résistantes au mildiou. Arrosez par le bas, par exemple avec un système de goutte-à-goutte. Sous serre, réduisez l’humidité pour contribuer à limiter la maladie.
Un nom et une histoire agricole
Le nom mildiou est une adaptation phonétique du mot anglais mildew, dont le sens littéral est « rosée de miel ». La première apparition connue du mildiou de la vigne en France remonte à 1878. En Irlande, une épidémie de mildiou ayant décimé les cultures de pomme de terre a provoqué la Grande Famine des années 1845-1851. Entre 1861 et 1876, Anton de Bary a démontré que l’organisme qu’il a renommé Phytophthora infestans était la cause du mildiou de la pomme de terre.