
Carte d’identité
- Type
- Jardinage individuel non commercial
- Cultures
- Légumes, fruits et fleurs
- Organisation
- Parcelles attribuées à des personnes ou des familles
Comment les parcelles sont attribuées
Une collectivité locale ou une association privée peut gérer les parcelles avant de les attribuer à des particuliers. L’appartenance à la commune, la diversité sociale et la proximité du jardin figurent parmi les critères d’attribution habituels. Si vous obtenez une parcelle, son entretien demande une présence régulière, y compris en semaine. La demande dépasse largement l’offre, si bien que l’attente d’une parcelle peut durer plusieurs années.
Un jardin individuel dans un ensemble organisé
À la différence d’un jardin communautaire cultivé collectivement, chaque parcelle d’un jardin ouvrier est confiée à un individu ou à une famille. Les parcelles comportent souvent un abri destiné au rangement des outils et à la protection des jardiniers. Les jardiniers versent une cotisation à leur association et doivent en respecter les statuts et le règlement. L’adhésion donne également aux jardiniers des droits de participation démocratique au sein de l’association.
Des récoltes pour le foyer et le plaisir de cultiver
À l’origine, ces jardins visaient à améliorer les conditions de vie des ouvriers en soutenant leur équilibre social et leur autonomie alimentaire. Pendant les pénuries, notamment celles des guerres, les récoltes ont fourni un complément alimentaire. Plus récemment, le plaisir de produire vous-même des fruits et des légumes est devenu une motivation pour entretenir un jardin familial. L’intérêt économique dépend des espèces cultivées et se révèle particulièrement élevé pour les plantes aromatiques et les petits fruits rouges.
Quelques repères dans l’histoire française
Félicie Hervieu développe à Sedan, en 1889, une initiative fondatrice des jardins familiaux en France. Vous pouvez retenir qu’en 1896, l’abbé Lemire fonde la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer pour faciliter l’accès aux parcelles à ses administrés. La Ligue prend le nom de Fédération nationale des jardins ouvriers en 1921. La loi du 26 juillet 1952 adopte l’expression « jardins familiaux ».