
Carte d’identité
- Type
- Technique de travail du sol
- Couche travaillée
- Terre arable
- Outils
- Généralement une charrue
Comment la charrue retourne la terre
Le versoir soulève la bande de terre détachée et la retourne dans la raie laissée par le passage précédent. Le retournement fragmente cette bande de terre en mottes. Le sillon obtenu réunit une raie ouverte et une bande de terre retournée.
Les effets recherchés à court terme
Lorsque vous labourez, le travail du sol efface les empreintes de pneus et les ornières causées par les lourdes machines de récolte. Le labour facilite le semis avec un semoir moins lourd. Il ramène vers la surface des colloïdes argilo-humiques et des sels minéraux entraînés en profondeur par l’eau, ce qui améliore la structure et la perméabilité du sol. Il accélère la minéralisation de la matière organique et augmente à court terme la quantité d’azote disponible.
L’humidité change le résultat
Le résultat du labour dépend principalement du type de sol, de son humidité et des réglages du matériel. Pour obtenir une bonne fragmentation, les conditions d’humidité doivent être adaptées aux caractéristiques du sol. Un sol sec à forte cohésion s’émiette peu et forme des mottes plutôt grosses. Au-delà d’un certain niveau d’humidité, le versoir tend à mouler la bande de terre sans la désagréger.
Les limites pour le sol et ses organismes
Lorsque vous labourez, le labour forme une couche compacte de sol appelée semelle de labour, même s’il efface en apparence les traces des machines agricoles. Sur un sol humide, le labour accentue la compaction, ce qui empêche l’eau de percoler et prive le milieu d’oxygène. Lorsque vous pratiquez des labours profonds, ceux-ci ne compensent pas la perte de structure de la couche arable, ce qui expose le sol à une érosion qui peut être très importante sur les sols fragiles tels que les sols limoneux développés sur lœss. Les vers de terre endogés peuvent, à l’inverse, être favorisés par l’enfouissement de matière organique.
Les cultures sans labour
L’agriculture de conservation évite généralement le labour. Les techniques culturales simplifiées et le travail du sol sans labour permettent de s’en passer, notamment lors d’une transition vers le semis direct sous couvert. Les cultures sans labour sont techniquement plus exigeantes, notamment parce que leurs semis suivent un calendrier très strict lié au climat local.
Une pratique ancienne
Des traces de labour datant de 5100 à 4700 ans avant J.-C. ont été identifiées en Europe. Les écrits de Pline l’Ancien attestent un labour avec retournement de la terre. Autrefois, une jachère périodique dans la rotation permettait aux sols labourés de reconstituer une couche humique plus riche et de mieux résister aux aléas climatiques et au labour.