
Carte d’identité
- Type
- Multiplication végétative, reproduction asexuée
- Organes
- Tiges ou branches encore attachées à la plante mère
- Outils
- Arceau et tuteur pour le marcottage par couchage
Faire naître des racines avant de séparer
Le principe consiste à maintenir une partie aérienne de la plante au contact d’un substrat humide jusqu’à l’apparition de racines. Une fois les racines établies, vous pouvez détacher la nouvelle plante et la planter : cette séparation s’appelle le sevrage de la marcotte. Le temps nécessaire pour obtenir suffisamment de racines peut aller de quelques semaines à une ou plusieurs saisons de croissance, selon l’espèce et la vigueur de la plante mère.
Quand les plantes se marcottent seules
Chez le fraisier, les stolons s’étendent au-dessus du sol et donnent un nouveau plant lorsqu’un contact prolongé avec une terre humide permet aux racines de se former. Après le bon enracinement du nouveau fraisier, le stolon pourrit et le jeune plant devient autonome. Les branches basses du cyprès de Leyland peuvent s’enraciner spontanément au contact du sol et former une couronne de jeunes arbres autour d’un arbre âgé.
Pratiquer le marcottage par couchage
Le marcottage par couchage, aussi appelé en archet, convient aux plantes dont les rameaux sont souples. Pour le réaliser, retirez les feuilles de la partie médiane d’une branche basse, puis enterrez cette portion dans un trou. Maintenez la portion enterrée avec un arceau et soutenez l’extrémité du rameau avec un tuteur pour qu’elle reste hors de terre. Un mélange de sable et de terreau, accompagné d’une couche épaisse de compost ou de paillis, aide à conserver les conditions d’humidité et de drainage nécessaires.
Choisir une variante selon la plante
Pour une plante grimpante ou rampante comme la glycine, le marcottage en serpenteau courbe un même rameau à plusieurs endroits pour obtenir plusieurs plants. Le marcottage à plat, également nommé chinois ou à long bois, convient notamment au lierre et au chèvrefeuille : un long rameau effeuillé est entièrement enterré pour donner un plant à chaque bourgeon. Chez le framboisier ou la ronce, le marcottage des extrémités consiste à enterrer la pointe d’une tige et à la maintenir fermement avec un tuteur. Le marcottage en butte convient aux plantes qui produisent facilement des rejets, notamment les fruitiers et les porte-greffe. Dans le marcottage en butte, lorsque les nouveaux rameaux atteignent environ 10 cm de hauteur, vous formez autour d’eux une butte de sable et de terre.
Enraciner une branche au-dessus du sol
Le marcottage aérien convient aux arbustes qui s’enracinent difficilement et aux plantes d’intérieur. Cette technique repose sur une portion médiane de branche effeuillée et incisée, entourée d’un manchon rempli de terreau et de sable. Le maintien de l’humidité dans le manchon permet la formation de racines, après quoi la branche peut être coupée et repiquée.
Une technique décrite dans l’Antiquité
Caton l’Ancien décrivait déjà cette technique au IIe siècle av. J.-C. dans son ouvrage De agri cultura. Le mot marcottage vient de marcotte, féminin de marcot, dont l’origine remonte au latin marcus, nom donné par Columelle à une sorte de cep utilisé en Gaule.