
Carte d’identité
- Type
- Étape de la reproduction sexuée
- Plantes concernées
- Plantes à fleurs
- Organes
- Anthères et stigmates
Le trajet du pollen dans la fleur
L’autopollinisation correspond au transfert de pollen vers la même fleur ou vers une autre fleur portée par la même plante. Dans la pollinisation croisée, le pollen rejoint le stigmate d’une fleur située sur une autre plante de la même espèce. Une fois déposé sur le stigmate, le grain de pollen produit un tube pollinique qui traverse le style. Ce tube conduit les gamètes mâles jusqu’à l’ovule pour permettre sa fécondation.
Des visiteurs et des transports naturels
Dans le cas de la pollinisation croisée, vous pouvez observer un transport du pollen par des animaux, notamment des oiseaux et des insectes, ou par des agents abiotiques comme le vent et l’eau. En cherchant du nectar, les insectes se frottent aux étamines et emportent involontairement des grains de pollen qu’ils déposent ensuite dans une autre fleur. Les plantes nourrissent leurs pollinisateurs avec du nectar ou du pollen excédentaire, dans une relation à bénéfice réciproque appelée mutualisme. Les fleurs pollinisées par les insectes présentent souvent des couleurs vives qui facilitent leur repérage.
Accompagner la pollinisation des cultures
Pour fournir du pollen à une culture, choisissez une plante dont le pollen est compatible, viable et abondant, et qui fleurit en même temps que la plante à polliniser ou dont le pollen peut être conservé et utilisé au moment nécessaire. L’ajout d’habitats naturels dans les systèmes agricoles améliore généralement la pollinisation, les cultures proches de ces habitats recevant davantage de visites de pollinisateurs. Dans les cultures de vanille, la pollinisation doit être réalisée à la main. Les pommiers sont considérés comme auto-incompatibles et nécessitent une pollinisation croisée pour une production commerciale. Les pêchers sont considérés comme autofertiles, même si la pollinisation croisée donne généralement une meilleure récolte.
Ce qui favorise ou limite la réussite
Un dépôt de pollen insuffisant en quantité ou en qualité limite la réussite de la reproduction des plantes. Le manque de pollinisateurs et le manque de partenaires reproducteurs de la même espèce sont les deux principales causes de cette limitation. La production de fruits et de graines augmente dans les jardins et les écosystèmes où les plantes et les pollinisateurs sont les plus diversifiés. Une étude de 2017 a constaté que l’éclairage nocturne réduisait la pollinisation en diminuant les visites des fleurs par les insectes.
Des observations aux explications scientifiques
Joseph Gottlieb Kölreuter a été le premier naturaliste à étudier scientifiquement la pollinisation, en observant les insectes sur les fleurs de concombre et de glaïeul. En publiant ses découvertes en 1761, Kölreuter a mis en évidence le rôle des insectes pollinisateurs. Dans un ouvrage paru en 1793, Christian Konrad Sprengel a montré comment les couleurs, les parfums et les guides à nectar des fleurs attirent les insectes participant à la fécondation croisée.