
Carte d’identité
- Type
- Terrain prairial riche en fleurs
- Plantes
- Graminées, vivaces, quelques annuelles et bisannuelles
- Outils de semis
- Râteau ou rouleau
Choisir et préparer le terrain
Choisissez un terrain ensoleillé, éloigné des lisières forestières, sachant que des haies ou un verger restent compatibles avec la prairie fleurie. Si votre sol naturel est pauvre et déjà garni d’une végétation spontanée rase et peu fournie constituée d’espèces indigènes, il vous suffit d’attendre que cette végétation se développe en prairie. Sur un sol riche, l’étrépage consiste à retirer et à évacuer les 10 à 20 premiers centimètres de terre. La matière retirée lors de l’étrépage peut servir à construire des talus de mottes d’herbe autour de la parcelle.
Choisir les graines et les semer
Pour vos semis, privilégiez des graines d’origine locale ou régionale, comme le recommandent les écologues et les gestionnaires. Les différences de taille et de forme entre les graines rendent le semoir inadapté. Pour répartir les graines plus régulièrement, vous pouvez les mélanger à du sable humide ou à de la sciure légèrement humide. Ces graines peuvent rester en surface ou être recouvertes de seulement 1 ou 2 mm de terre.
Installer la prairie par d’autres méthodes
Étaler du foin fraîchement coupé dans une prairie voisine est une méthode simple et efficace, qui peut toutefois donner une diversité moindre. Retournez régulièrement ce foin ou secouez-le, puis retirez-le après 2 à 3 semaines, sauf une petite partie qui contribuera à limiter l’érosion hivernale si le sol est nu. Les graines tombées de ce foin formeront la prairie l’année suivante. La technique du greffon consiste à poser des plaques de prairie fleurie de 10 cm d’épaisseur sur un sol décaissé ou griffé.
Entretenir par la fauche
Attendez que la plupart des vivaces aient produit leurs graines avant de faucher. Fauchez à au moins 10 cm au-dessus du sol pour éviter de le décaper, ce qui favoriserait l’installation de chardons ou d’orties après quelques années. Laissez le foin sécher quelques jours sur place pour qu’il libère ses graines, puis évacuez-le afin de maintenir une prairie pauvre et diversifiée. Si des plantes indésirables apparaissent, des fauches répétées ou des passages répétés de tondeuse avec bac permettent généralement de les maîtriser.
Comprendre et préserver la diversité
La composition végétale d’une prairie fleurie diffère de celle d’une prairie grasse de pâturage. Les plantes messicoles peuvent apparaître ou être introduites dans une prairie fleurie, mais elles s’y maintiennent peu ou pas. La flore varie selon la zone biogéographique, l’ensoleillement et les caractéristiques du sol. Conservez quelques zones-refuges non fauchées pendant un an, voire deux, pour protéger les insectes dont les chrysalides doivent passer l’hiver sur une plante debout et ceux dont un stade larvaire se déroule à l’intérieur d’une tige.