
Carte d’identité
- Type
- Technique de lutte contre les bioagresseurs
- Agent
- Organismes vivants auxiliaires des cultures
- Plantes
- Cultures maraîchères, fruitières et forestières
Comment les auxiliaires agissent
La méthode peut viser des insectes, des acariens ou des nématodes ravageurs, mais aussi des maladies des plantes et des adventices. Les prédateurs mangent directement leurs proies et peuvent en consommer un grand nombre au cours de leur vie. Les parasitoïdes pondent sur ou dans un insecte dont leurs larves se nourrissent, jusqu’à provoquer sa mort. Les bactéries, les champignons et les virus pathogènes affaiblissent ou tuent leur hôte, avec une spécificité relativement élevée.
Introduire, renforcer ou conserver
La lutte classique importe des ennemis naturels exotiques contre un ravageur arrivé auparavant d’une autre région du monde. Avant leur importation, les organismes retenus sont évalués, testés pour leurs effets sur les populations locales et placés en quarantaine. La lutte augmentative renforce les populations d’ennemis naturels d’une zone par des lâchers supplémentaires. La conservation consiste à aménager l’environnement pour faciliter la multiplication spontanée des auxiliaires autochtones.
Offrir nourriture et refuges au jardin
Vous pouvez favoriser une espèce auxiliaire en veillant à la présence de sa plante-hôte ou nourricière. Des haies et des abris adaptés peuvent aider les ennemis naturels à survivre, à vivre et à se reproduire. Laissez une couche de feuilles mortes ou de paillis pour offrir un abri aux insectes. Les tas de compost et les piles de bois peuvent abriter des invertébrés et de petits mammifères. Pour favoriser les perce-oreilles prédateurs, suspendez des pots de fleurs retournés et remplis de paille ou de laine de bois.
Des auxiliaires et leurs ravageurs
Les coccinelles comptent parmi les prédateurs qui se nourrissent de pucerons. Chez de nombreuses espèces de syrphes, les larves mangent surtout des pucerons tandis que les adultes ont besoin de nectar et de pollen pour produire leurs œufs. Contre la pyrale du maïs, utilisez une espèce de trichogramme dont les larves se développent aux dépens des œufs du ravageur. Trichogramma evanescens et Trichogramma vœgelei sont utilisés contre les noctuelles de la tomate.
Une pratique ancienne, un terme plus récent
Au XVIII siècle, de nombreux savants s’intéressent au rôle des insectes parasites d’autres insectes ou prédateurs. En 1888–1889, la coccinelle Novius cardinalis est introduite d’Australie en Californie pour lutter contre la cochenille Icerya purchasi. L’expression anglaise biological control apparaît en 1919 dans un article de l’entomologiste Harry Scott Smith.