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Lutte biologique : auxiliaires et gestes au jardin

La lutte biologique vous permet de limiter les ravageurs en vous appuyant sur des organismes vivants qui leur sont antagonistes. Au jardin, vous pouvez favoriser les ennemis naturels déjà présents en leur offrant des abris et des plantes nourricières.

Technique de jardinageMis à jour le 10 octobre 2026
Lutte biologique, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Type
Technique de lutte contre les bioagresseurs
Agent
Organismes vivants auxiliaires des cultures
Plantes
Cultures maraîchères, fruitières et forestières

Comment les auxiliaires agissent

La méthode peut viser des insectes, des acariens ou des nématodes ravageurs, mais aussi des maladies des plantes et des adventices. Les prédateurs mangent directement leurs proies et peuvent en consommer un grand nombre au cours de leur vie. Les parasitoïdes pondent sur ou dans un insecte dont leurs larves se nourrissent, jusqu’à provoquer sa mort. Les bactéries, les champignons et les virus pathogènes affaiblissent ou tuent leur hôte, avec une spécificité relativement élevée.

Introduire, renforcer ou conserver

La lutte classique importe des ennemis naturels exotiques contre un ravageur arrivé auparavant d’une autre région du monde. Avant leur importation, les organismes retenus sont évalués, testés pour leurs effets sur les populations locales et placés en quarantaine. La lutte augmentative renforce les populations d’ennemis naturels d’une zone par des lâchers supplémentaires. La conservation consiste à aménager l’environnement pour faciliter la multiplication spontanée des auxiliaires autochtones.

Offrir nourriture et refuges au jardin

Vous pouvez favoriser une espèce auxiliaire en veillant à la présence de sa plante-hôte ou nourricière. Des haies et des abris adaptés peuvent aider les ennemis naturels à survivre, à vivre et à se reproduire. Laissez une couche de feuilles mortes ou de paillis pour offrir un abri aux insectes. Les tas de compost et les piles de bois peuvent abriter des invertébrés et de petits mammifères. Pour favoriser les perce-oreilles prédateurs, suspendez des pots de fleurs retournés et remplis de paille ou de laine de bois.

Des auxiliaires et leurs ravageurs

Les coccinelles comptent parmi les prédateurs qui se nourrissent de pucerons. Chez de nombreuses espèces de syrphes, les larves mangent surtout des pucerons tandis que les adultes ont besoin de nectar et de pollen pour produire leurs œufs. Contre la pyrale du maïs, utilisez une espèce de trichogramme dont les larves se développent aux dépens des œufs du ravageur. Trichogramma evanescens et Trichogramma vœgelei sont utilisés contre les noctuelles de la tomate.

Une pratique ancienne, un terme plus récent

Au XVIII siècle, de nombreux savants s’intéressent au rôle des insectes parasites d’autres insectes ou prédateurs. En 1888–1889, la coccinelle Novius cardinalis est introduite d’Australie en Californie pour lutter contre la cochenille Icerya purchasi. L’expression anglaise biological control apparaît en 1919 dans un article de l’entomologiste Harry Scott Smith.

Quiz : Lutte biologique

2 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Que cherche à favoriser la lutte biologique par conservation ?
  2. 2.Quel abri peut encourager les perce-oreilles prédateurs au jardin ?

Sources

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