
Carte d’identité
- Usage
- Source motrice pour les machines agricoles
- Énergie
- Généralement la vapeur
- Époque
- Travail à la poulie ou au treuil de 1850 à 1950
Comment le mouvement est transmis
Les transmissions à poulies et à courroie plate, mises au point aux XVIIIe et XIXe siècles, ont favorisé l’emploi de la locomobile comme moteur déplaçable. Cette transmission permettait de relier les machines même sur un terrain peu aménagé. La locomobile pouvait entraîner une batteuse à céréales, une presse à paille, des pompes ou des moulins. Les crics et les cales qui accompagnaient la machine servaient à immobiliser les roues et à maintenir la tension de la courroie. La courroie remplissait également la fonction de limiteur de couple.
Les parties de la machine à vapeur
Le charbon était le principal combustible, mais les locomobiles brûlaient aussi du lignite, du bois, de la paille ou de la bagasse, un résidu de canne à sucre. La plupart des locomobiles à vapeur possèdent un seul cylindre, même si des modèles à deux cylindres ont également été construits. Un régulateur entraîné par courroie maintient généralement une vitesse constante lorsque la charge varie. Le vilebrequin entraîne une pompe qui alimente la chaudière en puisant l’eau dans un tonneau placé à côté de la machine. La haute cheminée favorise le tirage du foyer et peut être rabattue grâce à une articulation à sa base pour le transport ou le rangement. La plupart des modèles ont quatre roues et ne possèdent aucune suspension.
Du chariot aux machines automotrices
Vers 1839 apparaît une machine réellement transportable, qui permet d’employer la vapeur au-delà de la cour de ferme. Vers 1850 commence la production industrielle de locomobiles automotrices, capables d’entraîner leurs propres roues. Les entrepreneurs de travaux agricoles et les syndicats de battage ont contribué à faire adopter l’entraînement à vapeur dans la plupart des fermes. La batteuse et la locomobile passaient de ferme en ferme, avec une entraide paysanne pour alimenter les machines, monter le grain au grenier et dresser les bottes de paille.
Les variantes et le labour au câble
En France, les locomobiles automotrices ont reçu le nom familier de « routières à vapeur », qui les distinguait des locomotives sur rails. Une locomotive est une locomobile automotrice installée sur des rails. Dans le système de charrue à vapeur, la locomobile porte une poulie motrice horizontale qui sert de treuil. Vous pouviez tirer une charrue à bascule à versoirs opposés de l’ancre vers la machine puis inversement grâce à un câble sans fin s’enroulant sur la poulie motrice et passant sur la poulie de renvoi. Une seconde locomobile à treuil pouvait remplacer le chariot portant la poulie de renvoi.