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Sabotier : fabriquer des sabots et vivre en forêt

Le sabotier fabriquait des sabots en nombre, principalement entre 1500 et 1900 et surtout en Europe occidentale. Le choix du bois dépendait de l’usage prévu et des habitudes de la région.

Métier d’autrefois de la campagneMis à jour le 10 octobre 2026
Sabotier, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Domaine
Fabrication des sabots
Époque
Principalement entre 1500 et 1900
Lieu de travail
Surtout en Europe occidentale

Des gestes répartis entre plusieurs mains

Les artisans appelés « planeurs » donnaient sa forme à l’extérieur du sabot. Les « creuseurs » travaillaient la partie intérieure. Dans la description des sabotiers bretons, les hommes tronçonnaient, rabotaient et finissaient le bois de hêtre. Dans ce même récit breton, les femmes réalisaient les dernières finitions, notamment les ciselures. Les sabotiers pouvaient ajouter du cuir aux sabots ou les garnir de clous.

Une hutte pour habiter et travailler

Chez les sabotiers bretons décrits dans le dossier, la hutte servait à la fois d’habitation et d’atelier. Ces huttes étaient installées en forêt, près d’une source. Des poteaux plantés dans le sol soutenaient les murs et le toit, généralement faits de matériaux trouvés aux alentours, comme les branchages, le genêt ou la paille. Un feu brûlait jour et nuit au centre de la hutte, avec un trou dans le toit pour évacuer la fumée. Ce foyer chauffait l’habitation, permettait de cuire les repas et séchait les sabots neufs creusés dans du bois vert.

Des installations mobiles aux sabots plus légers

Le récit consacré aux sabotiers bretons décrit des cabanes temporaires et des déplacements tous les deux ou trois ans, au rythme des ventes de bois. Au XVIII siècle, ce récit relève une tendance des artisans à s’installer plus durablement. À la fin du XVIII siècle, la fabrication dite « façon d’Auvergne » a permis d’obtenir des sabots plus légers que les modèles rustiques traditionnels. Ces sabots à la façon d’Auvergne recevaient un vernis jaune et de fines entailles noires. Moins résistantes que les lourds sabots ruraux, ces galoches plaisaient davantage à la clientèle urbaine grâce à leur aspect. Dans les campagnes françaises, le port des sabots s’est maintenu jusqu’au milieu du XX siècle.

La mécanisation et les artisans encore recensés

La fabrication mécanisée des chaussures en bois est apparue au début du XX siècle. Après la Seconde Guerre mondiale surtout, les chaussures en bois sont devenues moins courantes, remplacées par des chaussures entièrement en cuir ou en matières synthétiques. En 2010, une dizaine d’artisans exerçaient encore ce métier en France, contre seulement deux au Québec.

Quiz : Sabotier

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quelle partie du sabot le « planeur » façonnait-il ?
  2. 2.Quelle quantité de bois fallait-il au minimum pour une douzaine de paires ?
  3. 3.Quelle finition caractérisait les sabots à la façon d’Auvergne ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Sabotier, Wikipédia, révision 237845791. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Clog, Wikipédia en anglais, révision 1377678952. Consulté le 10 octobre 2026.