
Carte d’identité
- Domaine
- Artisanat
- Époque
- Métier vieux de plus de 2 000 ans
- Statut
- Salarié ou artisan indépendant
- Lieu de travail
- Aujourd’hui, sur place avec une camionnette équipée
Des gestes qui demandent de la précision
Le maréchal-ferrant doit connaître l’anatomie du cheval, notamment ses membres et ses pieds, ainsi que les défauts d’aplomb et les causes de boiterie. Même s’il fabrique rarement les fers qu’il utilise, il doit maîtriser la forge pour les ajuster à la forme des pieds. La manipulation des chevaux demande de la patience et de l’attention. L’habileté des mains s’accompagne d’un travail d’observation et de réflexion.
Des outils pour le fer et la corne
La forge chauffe les fers pour permettre leur adaptation au pied, avec du charbon autrefois et du gaz aujourd’hui. L’enclume sert de support pour marteler les fers et leur donner leur forme. La pince à parer coupe la corne grâce à ses parties aiguisées. La râpe permet de terminer le travail de parage. Le tablier de cuir protège les jambes de l’artisan.
Du serviteur des chevaux à l’artisan spécialisé
À l’origine, le mot « maréchal » désignait un serviteur chargé de s’occuper des chevaux. Le terme a ensuite désigné aussi bien l’artisan qui ferrait les chevaux que l’officier responsable de ces animaux. L’appellation « maréchal-ferrant » a été formée pour distinguer ces deux fonctions. Au XIIIe siècle, les maréchaux-ferrants appartenaient au groupe des travailleurs du fer appelés « fèvres ». Un arrêt de 1463 leur accorde leur indépendance professionnelle en leur réservant le ferrage et le pansage des chevaux.
Un métier toujours exercé et des diplômes
En France, environ 1 600 maréchaux-ferrants étaient recensés en 2007. En Suisse, le décompte de 2020 faisait état de 300 maréchaux-ferrants, dont six femmes. En France, aucun diplôme n’était exigé pour exercer jusqu’en 1997. Depuis 1997, les diplômes requis mentionnés sont au minimum le CAPA, le BEPA activités hippiques avec option maréchalerie ou le Certificat technique des métiers. Le Brevet technique des métiers est également cité comme un diplôme de niveau 4 orienté vers l’orthopédie.