
Carte d’identité
- Domaine
- Police rurale
- Statut
- Fonctionnaire territorial communal ou intercommunal
- Création du corps
- 1791
- Autorités
- Maire et procureur, selon les attributions
Des gardiens des moissons au corps communal
Des traces de gardes champêtres apparaissent avant l’an 900 dans les coutumes et les chartes de territoires français, ainsi que dans les duchés et comtés des Pays-Bas. Le messier, ancêtre du garde champêtre, surveillait les moissons dans les juridictions seigneuriales. La loi du 8 juillet 1795 définit son statut et rend sa présence obligatoire dans toutes les communes rurales de France. À partir de 1820, vous pouvez noter qu’une certaine stabilité s’instaure dans la mise en place des gardes champêtres, qui restent plus longtemps en fonction. La loi municipale du 5 avril 1884 abandonne l’obligation pour chaque commune rurale d’avoir au moins un garde champêtre.
Parcourir, constater et rendre compte
Le garde parcourt le territoire où il est assermenté, s’informe des activités locales et entretient le lien social. Il recherche les délits et les contraventions qui portent atteinte aux propriétés de son territoire et les consigne dans des procès-verbaux. Il peut aussi dresser des procès-verbaux pour des contraventions au code de la route. Il rend régulièrement compte de son activité au maire et lui transmet une copie des procédures adressées au procureur de la République.
Du tambour à la plaque de fonction
Comme crieur public, il annonçait les décisions officielles au son du tambour ou de la trompe. Dès 1822, le képi remplace son bicorne. Une plaque métallique portée sur un bras doit indiquer « LA LOI », le nom de la municipalité et celui du garde.
Comment le métier s’apprend aujourd’hui
L’accès au métier peut passer par un concours externe organisé par les centres de gestion de la fonction publique territoriale. Après sa nomination par le maire ou le président de l’EPCI, le garde effectue un stage de un an, renouvelable une fois. Ce stage débute par une formation initiale d’application obligatoire de 70 jours. La formation alterne des cours à Amiens, Montpellier ou Nancy et des stages pratiques, dont un choisi selon l’activité future du garde.
Un métier toujours présent, une mémoire conservée
En 1958, le garde perd sa qualité d’officier de police judiciaire et devient un agent chargé de certaines fonctions de police judiciaire. Depuis le milieu des années 2010, le métier suscite un regain d’intérêt, notamment dans les collectivités urbaines qui recherchent des agents pour protéger l’environnement. Le garde champêtre figure sur des cartes postales et parmi les santons de Provence. Depuis 2017, un musée à Bargemon, dans le Var, présente au public des milliers d’objets anciens et récents liés au métier.