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Couvreur : gestes et couvertures de la campagne

Le couvreur choisit la technique de pose, trace les emplacements et installe les éléments qui rendent la toiture étanche. En observant les couvertures de bois ou de chaume, vous pouvez retrouver des techniques que des artisans continuent de pratiquer.

Métier d’autrefois de la campagneMis à jour le 10 octobre 2026
Couvreur, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Domaine
Construction
Lieu de travail
Toiture des bâtiments
Activité associée
Zinguerie et évacuation des eaux pluviales

Les gestes de la pose

Vous pouvez retenir que le travail du couvreur comprend le choix d’une technique de pose. Il trace la place que doit occuper chaque élément de couverture. Il met les éléments en place en respectant les règles d’étanchéité, de fixation et, lorsque cela s’applique, de dilatation. Pour les petits éléments comme les tuiles, les ardoises et les bardeaux, l’étanchéité repose sur leur recouvrement. Les ardoises se fixent avec des crochets ou des clous.

Ce qui se trouve sous la couverture

Attaché à la charpente, le support de couverture reçoit les fixations des éléments du toit. Le liteaunage forme un réseau de lattes de bois horizontales, de section carrée ou rectangulaire. Le voligeage est un assemblage de planches de bois formant un platelage. L’écran de sous-toiture limite notamment les entrées accidentelles de pluie ou de neige poudreuse. La ventilation aide à conserver les bois des combles en régulant l’humidité et en évitant la condensation.

Des couvertures anciennes encore présentes

En France, les tuiles de terre cuite constituent le matériau de couverture le plus utilisé dans l’habitat. La présence des toits d’ardoise est liée aux sous-sols riches en schiste, notamment en Anjou, en Bretagne et dans les Ardennes. Les couvertures de bois en mélèze, en châtaignier ou en red cedar relèvent d’une technique très ancienne encore présente en Franche-Comté, dans les Vosges et en Savoie. Quelques artisans maintiennent et relancent cette couverture de bois, pratiquée surtout en montagne et également en plaine. Le chaume, autrefois très présent sur des bâtiments ruraux notamment en Normandie et en Camargue, avait presque disparu faute de spécialistes. Quelques dizaines de praticiens posent à nouveau le chaume sur le territoire français, avec une durée prévue de 30 à 50 ans lorsque la mise en œuvre respecte les règles de l’art.

Composer avec la pente et le climat

La pente du toit intervient dans le choix du matériau et de la technique de pose. Le climat local fait aussi partie des critères de choix de la couverture et de sa mise en œuvre. L’action du vent et le poids de la neige ou de la glace influencent les supports et les fixations. Les remontées d’eau par capillarité entre les éléments déterminent le choix des jonctions et l’importance du recouvrement.

Quiz : Couvreur

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quel principe assure l’étanchéité d’une couverture en petits éléments ?
  2. 2.Comment les ardoises sont-elles fixées ?
  3. 3.Quel matériau sert à réaliser la couverture de chaume décrite dans le dossier ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.