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Colporteur : un marchand sur les routes de campagne

Le colporteur transportait ses marchandises de ville en village pour les vendre aux habitants. En suivant ses tournées, vous retrouvez un commerce organisé selon les saisons, avec des passages attendus par les acheteurs.

Métier d’autrefois de la campagneAussi : Porte-balle, Contre-porteurMis à jour le 10 octobre 2026
Colporteur, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Domaine
Commerce ambulant
Outils
Balles en bois pour les marchandises
Saisons
Morte saison pour les paysans et journaliers
Lieu de travail
Villes et villages

Porter, acheter et proposer ses marchandises

Ils achetaient souvent des surplus sur les marchés et les foires, puis les revendaient aux consommateurs. Le colporteur allait directement vers les clients potentiels, tandis que le vendeur installé à un étal attendait leur venue. Livres, journaux, tissus, rubans, mercerie et jouets faisaient partie des articles proposés à une population alors très majoritairement rurale.

Des tournées réglées selon les saisons

Les colporteurs se partageaient les territoires de vente en tenant compte des saisons. Selon les circuits, la tournée couvrait un arrondissement, un département ou l’ensemble du territoire. Les itinéraires suivaient un ordre prévu à l’avance, avec des retours à des périodes fixes de l’année connues des acheteurs. Au XIXe siècle, plusieurs communautés montagnardes du Haut-Comminges avaient constitué un réseau de colportage.

Un métier ancien et des noms changeants

Les vendeurs ambulants de ce type sont connus depuis l’Antiquité. Le mot « colporteur » vient du latin comportare, qui signifie transporter, avec une influence du verbe « coltiner ». Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le nom « colporteur » remplace notamment « contre-porteur » et plusieurs appellations de mercier, tout en côtoyant « marchand forain ». En France, le nombre de colporteurs autorisés passe de 46 en 1611 à 3 500 en 1848, année présentée comme l’apogée du métier.

Une activité surveillée par les autorités

Un édit royal de 1723 impose aux colporteurs de savoir lire et écrire, d’être inscrits sur un registre de la généralité du lieu et de porter une plaque distinctive. Si vous étiez colporteur en France, l’arrêt du conseil du 4 mai 1669 vous interdisait de vendre, de colporter ou d’afficher des feuilles et placards sans permission du lieutenant de police. À la fin du règne de Louis XIV, vendre en ville des ouvrages ou marchandises réservés aux maîtres des métiers organisés en jurande expose le colporteur à une confiscation et à une amende. Si vous vendiez une publication par colportage, les lois de 1849 et 1852 imposaient un examen préalable de l’ouvrage par une commission, une estampille sur chaque exemplaire proposé à la vente et le port d’un passeport spécial par tous les colporteurs.

Le recul du métier et ses prolongements

Vers 1840, l’apparition des bibliothèques de gare en France amorce progressivement le déclin des colporteurs de livres. À partir de 1880, le développement du réseau ferroviaire contribue à la disparition du colporteur de livres en France. La profession a presque disparu ou s’est transformée dans les pays occidentaux, tout en restant bien présente dans les pays en voie de développement. Dans son sens actuel, le colportage peut désigner la publicité pour un service commercial au moyen de tracts remis en main propre ou déposés, parfois avec une sollicitation.

Quiz : Colporteur

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.D’où vient l’appellation « porte-balle » ?
  2. 2.Comment les tournées des colporteurs étaient-elles organisées ?
  3. 3.Quel développement contribue au recul du colporteur de livres en France à partir de 1880 ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Colporteur, Wikipédia, révision 237532850. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Peddler, Wikipédia en anglais, révision 1378183120. Consulté le 10 octobre 2026.