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Lavandière : les gestes d’un métier d’autrefois

La lavandière lavait autrefois le linge avec des cendres et de l’eau chaude, puis à la main ou au battoir. En suivant son travail, vous passez du tri du linge à son lavage au lavoir ou dans un cours d’eau, puis au séchage et au pliage.

Métier d’autrefois de la campagneAussi : Laveuse, BuandièreMis à jour le 10 octobre 2026
Lavandière, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Domaine
Métiers de service modestes
Lieu de travail
Cours d’eau ou lavoir
Formation
Accompagnement et imitation d’une parente
Nom masculin
Lavandier

Préparer le linge et le cuvier

Avant le trempage, le linge était séparé selon sa finesse et son degré de saleté. Les grands draps de lin et les vêtements résistants commençaient par tremper dans l’eau. Dans le cuvier commun, le linge fin accepté pour cette lessive était placé en premier, tandis que les textiles résistants occupaient le dessus. Une toile épaisse appelée cendrier ou charrier couvrait le linge et recevait une couche de cendres froides.

Faire couler la lessive et frotter

L’opération appelée buée consistait à verser de l’eau bouillante sur les cendres. L’eau chaude dissolvait les alcalis des cendres, puis traversait lentement le contenu du cuvier. La lavandière récupérait l’eau écoulée, la réchauffait et la versait à nouveau pour un second passage. Pour frotter le linge avec une brosse, elle utilisait une longue planche à laver en bois rainuré.

Du battoir au linge plié

Le battoir servait à frapper le linge pendant le lavage. L’essorage se faisait en tordant les draps et le linge grossier, ou en comprimant les textiles. Le linge essoré, encore humide, rejoignait le lieu de séchage dans un panier ou une brouette. Après le séchage venait le pliage, puis le rangement dans des paniers ou des ballots pour la livraison.

Travailler au bord de l’eau

Pour travailler accroupie, la lavandière pouvait s’installer dans une caisse garnie de paille appelée garde-genoux. Lorsque le lavoir collectif ne fournissait pas de combustible, elle devait parfois apporter son bois ou ses fagots. Dans des conditions matérielles souvent difficiles, les femmes devaient aussi s’occuper de leurs plus jeunes enfants pendant le lavage.

Un métier qui s’efface progressivement

Le terme lavandière vient de Provence et du pourtour méditerranéen, et son usage s’est élargi à la fin des années 1950 avec la chanson Les Lavandières du Portugal. Le développement des blanchisseries, puis celui des machines à laver domestiques et des laveries en libre-service, a réduit le recours aux lavandières indépendantes. Vous pouvez retenir que les derniers bateaux-lavoirs de l’Erdre ont fermé entre 1963 et 1968.

Les traces conservées du métier

À Laval, deux bateaux-lavoirs conservés portent les noms de Saint Julien et de Saint Yves. Le Saint Julien est devenu un musée en 1985 et a été classé monument historique en 1993. Eugène Boudin a consacré une centaine de petits tableaux aux femmes faisant la lessive dans la Touques, entre Deauville et Trouville.

Quiz : Lavandière

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Que déposait-on sur la toile couvrant le linge dans le cuvier ?
  2. 2.Quand les grandes lessives collectives avaient-elles lieu dans le monde paysan ?
  3. 3.Comment apprenait-on le métier selon le dossier ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Lavandière, Wikipédia, révision 239256303. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Washerwoman, Wikipédia en anglais, révision 1371630742. Consulté le 10 octobre 2026.