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- XVIIIe siècle : métiers plus complexes en Europe
Préparer les fils de chaîne
Les fils de chaîne sont maintenus tendus devant la personne qui tisse. Lorsque vous déroulez le tissu, la direction des fils de chaîne vous indique le droit-fil. L’ourdissage prépare les fils de chaîne dans un ordre déterminé et les enroule parallèlement les uns aux autres. Pendant le pliage, la chaîne passe du tambour de l’ourdissoir au rouleau arrière du métier, appelé ensouple. L’enfilage consiste à passer chaque fil de chaîne dans les lisses selon l’armure retenue.
Les gestes qui forment le tissu
En actionnant le métier, le tisserand écarte les fils de chaîne dans l’ordre préparé pour permettre le passage de la trame. Traditionnellement, une navette transporte le fil de trame entre les fils de chaîne. Chaque passage d’un fil de trame porte le nom de duite. Le peigne resserre les fils entrecroisés pendant le tissage. La toile, le sergé et le satin sont trois armures, c’est-à-dire trois façons d’entrecroiser la chaîne et la trame. Une fois formé, le tissu est lavé puis repassé.
Des métiers médiévaux aux cartes perforées
Dans l’Europe du Moyen Âge, le tissage est une pratique courante parmi les techniques du textile. La production textile artisanale alimente alors des échanges commerciaux avec des pays lointains. Entre le Xe et le XIVe siècle apparaissent le métier horizontal à marches et le métier à la tire destiné aux soieries façonnées. Sur le métier à marches, des pédales commandent les lisses et accélèrent la production. Joseph Marie Jacquard invente le métier Jacquard à Lyon en 1801. Grâce à des cartes perforées, le métier Jacquard automatise la production textile, y compris celle de motifs complexes.
Un savoir-faire encore reconnu
Le tissage à bras, réalisé sur un métier manuel, figure à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. Vous retrouvez le tissage à bras parmi les pratiques reconnues notamment dans les métiers d’art.