
Carte d’identité
- Domaine
- Artisanat rural
- Matériaux
- Fibres végétales : osier, bambou, rotin
- Lieu de travail
- Atelier
Des ouvrages pour des usages variés
Le vannier fabrique des vans et des tamis répondant aux caractéristiques normalisées du marché des grains et des farines. Les ouvrages destinés au ménage comprennent notamment des paniers et des corbeilles en brins d’osier tressés. Les applications de la vannerie vont des nattes aux nacelles de montgolfières. Dans l’hôtellerie alpine suisse, les vanniers entretenaient à la Belle Époque les chaises longues de repos en morte saison, une activité qui se poursuit.
Les outils qui préparent et serrent les brins
Le couteau de vannier possède un bout légèrement recourbé et sert notamment à couper les brins. Les fendoirs en bois dur divisent les brins d’osier dans leur longueur en trois ou quatre parties égales. Le trusquin retire la moelle des brins refendus puis les amincit par passages successifs pour obtenir des éclisses plates et souples. Le ciroir, aussi appelé peleuse et aujourd’hui mécanisé, enlève l’écorce des brins qui deviennent alors de l’osier blanc. Vous utilisez la batte pour égaliser par tassage les motifs de tressage entre les montants, tandis que le trou calibré au bout de son manche vous aide à plier les brins de très forte section.
Plusieurs façons d’assembler les fibres
Dans la vannerie spiralée, les fibres forment un toron enroulé sur lui-même et généralement maintenu par couture. La vannerie à nappes ressemble au tissage et emploie le plus souvent des matériaux en forme de ruban. La vannerie tressée entrecroise des montants, qui constituent l’ossature, et des brins de clôture, qui passent autour d’eux.
Du van à la communauté de métier
Les mots « vannier » et « vannerie » partagent leur origine avec le van à vanner, nommé vannus en latin. Selon le dictionnaire d’ancien français de Godefroy, le terme « vannier » est attesté en 1228. À Paris, la communauté des vanniers-quincaillers dispose de statuts depuis 1467. Aux États-Unis, la vannerie était enseignée à l’école en 1909 pour sa valeur civique d’« art colonial ».
Un savoir-faire encore transmis
À Fayl-Billot, en Haute-Marne, l’École nationale d’osiériculture et de vannerie est un centre de formation professionnelle et de promotion agricole qui prolonge plus d’un siècle d’enseignement local. Une coopérative de Fayl-Billot rassemble une vingtaine de vanniers et dispose d’un magasin de vente. À Villaines-les-Rochers, en Indre-et-Loire, la coopérative fondée en 1849 regroupe 70 vanniers. Les pratiques vannières peuvent intégrer des technologies jusque dans leurs formes les plus modernes.