
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Lucanus cervus
- Groupe
- Coléoptères
- Famille
- Lucanidae
- Taille
- Jusqu’à 8,5 voire 9 centimètres de long
- Couleurs
- Brun-noir, avec des nuances bordeaux
- Statut
- Quasi menacé sur la liste rouge de l’UICN
Des mandibules qui distinguent le mâle
Chez le mâle, la tête dépasse en largeur le premier segment du thorax et porte des mandibules qui rappellent les bois d’un cerf. Les antennes se terminent par une massue en peigne composée de trois à six articles. La larve a un corps crème et transparent, une tête orangée et six pattes orange.
Des forêts aux vieux parcs
Liée aux vieux arbres et naturellement forestière, l’espèce vit aussi dans les bocages et les parcs urbains. Dans les forêts françaises, elle reste assez commune, notamment dans les chênaies de plaine. La larve habite sous les vieilles souches en décomposition, surtout celles d’arbres à feuilles caduques, plus rarement de résineux en moyenne montagne.
Du bois mort pour la larve
La larve se nourrit uniquement de bois mort. Les adultes absorbent les liquides du nectar, des fruits tombés et de la sève des arbres. Les grandes mandibules du mâle ne lui servent pas à manger, elles maintiennent la femelle pendant l’accouplement.
Une longue vie larvaire
La femelle dépose environ 30 œufs dans du bois en décomposition enfoui profondément dans le sol. D’après la fiche de l’INPN, la vie larvaire dure de 2 à 5 ans. Avant leur transformation, les larves s’enfouissent et aménagent une loge adaptée à leur taille. La vie de l’adulte ne dure que quelques semaines.
Un vol sonore et des échanges entre larves
En vol, le corps se tient presque à la verticale et produit un bourdonnement puissant. Les mâles se disputent les femelles avec leurs mandibules, en cherchant à faire tomber leur rival du tronc ou de la branche. Les larves communiquent par stridulation grâce à un organe situé sur leurs pattes.
Le bois mort et les vieux arbres comptent
L’espèce connaît une forte régression dans les forêts européennes. L’élimination des vieux arbres et du bois mort par la gestion forestière fait disparaître à la fois son habitat et sa nourriture. Son inscription à l’annexe II de la directive européenne « habitats faune flore » impose aux États membres de prévoir des zones spéciales de conservation.