
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Columba oenas
- Famille
- Columbidae
- Taille
- Environ 30 cm
- Envergure
- 60 à 66 cm
- Poids
- 280 g en moyenne
- Statut
- Liste rouge nationale : NA (Non applicable)
Les détails à observer pour le reconnaître
Son plumage gris bleuté porte deux courtes barres sombres sur les ailes et une large bande gris foncé au bout de la queue. Ses yeux sont sombres et son bec rose se termine par une pointe jaune. Plus petit que le Pigeon ramier, il ne présente pas de blanc sur le croupion, le cou ou les ailes. Le plumage ne permet pas de distinguer le mâle de la femelle, tandis que les jeunes se reconnaissent à l’absence de reflets irisés sur le cou. À l’écoute, vous pouvez repérer un roucoulement sourd et rythmé, dont le motif se répète plusieurs fois.
Des bois anciens aux vieux vergers
Il fréquente les milieux forestiers riches en vieux arbres et les espaces ouverts où la végétation reste basse. Il utilise aussi le bocage, les vieilles haies vives, les vieux vergers et les parcs, avec des nicheurs jusque dans Paris, Dijon ou Lyon, toujours en dessous de 1 500 m d’altitude. Les falaises calcaires du littoral peuvent également lui servir de lieu de vie. En dehors de la reproduction, il peut passer la nuit dans des cavités.
Une alimentation surtout végétale
Il mange principalement des graines sauvages ou cultivées, des feuilles, des plantules et des baies, avec parfois des invertébrés. Dans certaines régions, les glands et les graines de pin constituent la majeure partie de son alimentation. Il recherche au sol des aliments variés, dont des baies d’aubépine, des figues, des grains de céréales, des haricots et des pois.
La reproduction dans une cavité
Dans un trou, généralement celui d’un vieil arbre, le couple aménage une coupe peu épaisse avec des branchettes, des herbes fines, des tiges et des feuilles. La femelle pond deux œufs de couleur blanche. Les deux parents se relaient pour couver pendant 16 à 18 jours. Un couple peut produire jusqu’à trois pontes par an. Les jeunes restent au nid après leur naissance et le quittent entre le 26e et le 28e jour.
Des habitats à préserver
Retenez que le recul du bocage et l’exploitation intensive des forêts sont défavorables au Pigeon colombin. Dans certains pays, sa forte régression semblerait liée au recul de son habitat et de certaines ressources alimentaires dans les zones d’agriculture intensive. Une expérience de pose de nichoirs dans certaines forêts françaises pourrait contribuer à freiner sa régression. À l’échelle européenne, l’espèce n’est pas considérée comme menacée.