
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Sitta europaea
- Groupe
- Passereaux
- Famille
- Sittidae
- Taille
- 14 cm de longueur
- Statut
- Préoccupation mineure sur la liste rouge nationale
Un corps trapu et un trait noir sur l’œil
Sa silhouette associe un corps trapu, une queue courte et un bec long. Le dessus du plumage est bleu-gris et un trait noir traverse la région de l’œil. Selon la région, le dessous du corps varie du blanc pur au roux jaunâtre, avec une zone pâle sur la joue présente ou absente. Le mâle présente des couleurs plus soutenues que la femelle. En vol, sa tête est pointue, ses ailes sont arrondies et sa queue est courte et de forme carrée.
Des boisements aux grands jardins
Son aire de répartition couvre l’Eurasie tempérée et quelques secteurs des montagnes marocaines. En Europe, elle fréquente surtout les forêts de feuillus ou les forêts mixtes, notamment celles qui comportent des chênes. On trouve aussi la Sittelle torchepot dans les parcs, les vieux vergers et d’autres lieux boisés, à condition qu’ils offrent une parcelle d’un hectare au moins d’habitat adapté. La plupart des populations restent sur place, en dehors de la dispersion des jeunes après la reproduction.
Des insectes et des graines mises en réserve
Elle mange principalement des insectes, dont des chenilles et des coléoptères recherchés sur les troncs et les branches. En automne et en hiver, elle complète ses repas avec des graines et des fruits à coque, notamment des noisettes et des faînes. Pour casser une grosse noix ou un gros insecte avec son bec, elle le bloque dans l’écorce. Elle dissimule des graines dans l’écorce, parfois dans un mur ou au sol, puis les recouvre de lichen, de mousse ou de fragments d’écorce.
Une entrée de nid maçonnée par la femelle
Le couple installe son nid dans une cavité d’arbre, souvent laissée par un pic et parfois formée naturellement. Lorsque l’ouverture est trop grande, la femelle la réduit avec de la boue, une façon de construire qui explique le nom « torchepot ». La ponte comprend six à neuf œufs blancs marqués de taches brunes. La femelle assure seule la couvaison pendant 13 à 18 jours, tandis que le mâle lui apporte à manger. Les deux parents nourrissent les oisillons, principalement avec des insectes et quelques graines. Elle réalise généralement une seule ponte dans l’année, et exceptionnellement deux.
Une dépendance aux vieux boisements
La disparition ou le morcellement des vieux boisements peut entraîner des baisses locales de population, car elle dépend des gros arbres. Dans la majeure partie de son aire européenne, son principal prédateur est l’Épervier d’Europe.