
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Jynx torquilla
- Famille
- Picidae, famille des pics
- Taille
- Longueur totale : 16 à 17 cm
- Poids
- 34 à 47 g hors migration
Un plumage qui se fond dans le décor
Le dessus de son plumage mêle le gris, le brun et le roux, ce qui le rend difficile à repérer sur l’écorce. Son ventre beige porte de fines barres noires. Une bande brun foncé suit le centre du dos, depuis la nuque jusqu’à la queue. Dès leur arrivée sur les lieux de nidification, les deux sexes émettent un chant nasillard et grinçant, avec une voix plus étouffée chez la femelle.
Des vergers et du bocage aux terres d’hivernage
Il fréquente notamment les vergers, le bocage, les pelouses et les landes, avec une préférence pour les lisières forestières. Pour nicher, un couple a besoin d’arbres à cavités et de zones herbacées où chercher sa nourriture. Son aire de répartition s’étend de l’ouest de l’Europe à l’Asie tempérée, jusqu’à la mer du Japon.
Un mangeur de fourmis au jardin et à la ferme
Son alimentation repose surtout sur les fourmis, leurs larves et leurs nymphes. Il collecte principalement sa nourriture au sol grâce à une longue langue collante. Vous retiendrez qu’il peut aussi attraper, en complément, des pucerons, de petits coléoptères, des chenilles et des araignées. Les espaces cultivés en légumes peuvent lui offrir un habitat lorsqu’ils comprennent des surfaces de terre nue où il peut chercher sa nourriture.
Une nichée élevée dans une cavité
Il installe son nid dans une cavité naturelle ou dans une ancienne loge creusée par un autre pic. Il utilise également volontiers les nichoirs. En Europe, la saison de reproduction débute à la mi-mai. La ponte comprend six à douze œufs, couvés par les deux parents pendant douze à quatorze jours avant l’éclosion. Les jeunes prennent leur envol entre 18 et 24 jours après leur naissance.
Un déclin malgré une vaste répartition
À l’échelle mondiale, l’Union internationale pour la conservation de la nature classe le Torcol fourmilier dans la catégorie « préoccupation mineure ». En Europe, ses effectifs et son aire de répartition diminuent lentement depuis le milieu du XIX siècle, avec un recul plus marqué au XX siècle. Ce recul a été attribué notamment à la perte d’habitat, à l’intensification des pratiques agricoles et au changement climatique, qui accroît les précipitations pendant la reproduction.