
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Papaver rhoeas
- Famille
- Papavéracées
- Type
- Plante herbacée annuelle
- Hauteur
- 15-60 cm
- Floraison
- En général de mars à juin autour de la Méditerranée
Reconnaître le coquelicot
Chaque grande fleur solitaire porte quatre pétales rouge écarlate, souvent marqués d’une tache noirâtre à leur base. Les feuilles adultes, généralement alternes, ont une forme lancéolée et un découpage variable, allant des dents aux lobes étroits. Avant l’ouverture des fleurs, vous pouvez observer les boutons inclinés vers le sol. Les fruits sont des capsules de 1 à 2 cm de long, remplies de nombreuses graines minuscules. La tige dressée est couverte de poils et laisse sortir un latex blanchâtre.
Des champs aux jardins
Le coquelicot pousse dans les champs cultivés, les prairies, les pâturages, les jardins, les friches et les bords de chemin. Il apprécie les terres fraîches, bien alimentées en eau, limoneuses à argileuses, contenant du calcaire et des éléments nutritifs. Sa présence est signalée en France et dans de nombreux autres pays européens.
Au jardin, des graines qui attendent
De nombreux cultivars de coquelicot sont cultivés pour leur floraison décorative. Les graines réagissent à la lumière et germent lorsqu’elles se trouvent près de la surface du sol. Un labour ou un autre mouvement de terre peut provoquer une levée abondante de coquelicots. Dans le sol, les graines conservent en général leur capacité à germer pendant 5 à 8 ans. Le vent secoue les capsules sèches et fait sortir les graines par des pores placés près de leur sommet.
Du pollen pour les insectes
Dans une étude britannique sur la production de pollen des plantes de prairie, le coquelicot arrivait en tête lorsque la comparaison était faite par fleur. Il ne produit pas de quantité notable de nectar, son rôle dans la prairie concerne donc les insectes qui récoltent ou consomment du pollen.
Un nom lié à la crête du coq
Le nom coquelicot vient d’une ancienne appellation du coq, par rapprochement entre le rouge de la fleur et celui de sa crête. Le botaniste Carl Linnaeus a décrit l’espèce dans Species Plantarum en 1753. Depuis la Première Guerre mondiale, le coquelicot sert dans le Commonwealth de symbole du souvenir des soldats tombés au combat.