
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Robinia pseudoacacia
- Famille
- Fabacées
- Hauteur
- Jusqu’à 30 m
- Floraison
- En général, de mai à juillet
Les détails pour le reconnaître
Les feuilles sont disposées en alternance sur les rameaux et réunissent de 3 à 10 paires de folioles ovales. Les fleurs blanches, de forme papilionacée, se rassemblent en longues grappes qui pendent. Le tronc, souvent double, présente une écorce gris brun, épaisse et profondément fissurée dans le sens de la longueur. Les fruits prennent la forme de gousses plates et sombres. Les jeunes branches et les drageons portent des épines.
Où pousse le robinier
Vous pouvez le rencontrer dans des milieux remaniés, notamment au bord des routes et des cours d’eau, près des voies ferrées ou dans les carrières. Cultivé ou naturalisé, il est très fréquent en Europe, sauf en altitude. Il préfère les terrains frais et pauvres en calcaire, tout en pouvant pousser sur des terrains secs. Il demande beaucoup de soleil et supporte mal l’ombre.
Un bois utilisé à la ferme
Le bois du robinier est très dur, presque imputrescible et ne nécessite pas de traitement. Il sert notamment à fabriquer des piquets de vigne ou de clôture, des barriques et des menuiseries extérieures. L’arbre a été largement planté pour stabiliser des terrains sablonneux ou rocailleux. Ses épines et sa croissance rapide expliquent son utilisation dans les haies.
Des fleurs pour les insectes
Les insectes assurent la pollinisation de ses fleurs, principalement les hyménoptères. La production de nectar n’est abondante qu’au-dessus de 20 °C et s’arrête lorsque les températures sont basses ou qu’il pleut. Le miel issu du robinier est vendu sous l’appellation courante « miel d’acacia ». Son écorce profondément creusée offre des gîtes appréciés par certaines chauves-souris.
Son nom et sa place dans le paysage
Le nom du genre Robinia rend hommage aux botanistes Jean Robin et à son fils Vespasien Robin. Le nom pseudoacacia évoque sa ressemblance relative avec les plantes du genre Acacia. Jean Robin a introduit cet arbre en France en 1601. Les bactéries des nodosités racinaires fixent l’azote atmosphérique, enrichissant le sol en nitrates parfois au détriment de la flore locale. Le robinier se multiplie souvent par rejets de souche et par drageons plutôt que par ses graines.