
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Lamium purpureum var. purpureum
- Famille
- Lamiaceae
- Type
- Plante herbacée annuelle
- Hauteur
- 5 à 40 cm
Les signes à observer
Ses tiges à section carrée sont couchées à leur base, puis se redressent et se ramifient. Vous pouvez repérer ses feuilles gaufrées, ovales ou en cœur, vert foncé en bas et pourprées ou rougeâtres au sommet. Les fleurs sont généralement pourpre clair, plus rarement roses ou blanches. Le fruit se compose de 4 akènes dont le sommet est tronqué.
Du potager aux terrains remués
Cette plante profite des perturbations régulières qui réduisent la concurrence des autres végétaux. Elle pousse notamment dans les potagers, les parcelles amendées et les terrains argileux des jachères ou des friches pionnières. Elle colonise aussi les décombres, les gravats et les abords des habitations, y compris les jardins et les cimetières.
Les insectes autour des fleurs
La pollinisation dépend surtout des insectes, le plus souvent des guêpes, des bourdons et des abeilles. La lèvre inférieure de la fleur sert de plateforme à l’insecte venu chercher le nectar. Un anneau de poils à l’intérieur du tube de la fleur complique l’accès au nectar. Si la pollinisation échoue, la plante peut encore se polliniser elle-même. À maturité, un simple effleurement peut déclencher l’éjection des graines.
Des usages en cuisine
Les feuilles, les jeunes pousses feuillées et les têtes fleuries se consomment crues ou cuites, notamment en beignets ou en omelette. En salade, leur saveur discrète rappelle le champignon.
Pourquoi ces noms ?
Le nom « lamier » vient du latin lamium, lié au grec lamia, qui désigne une créature monstrueuse de la mythologie. L’épithète purpureum renvoie à la teinte pourpre des feuilles du sommet, qui jouent le rôle de bractées de l’inflorescence. Le surnom d’ortie rouge tient à ses feuilles dentées, dont l’aspect rappelle celles de l’ortie.