
Carte d’identité
- Origine
- Ardenne
- Aptitude
- Cheval de trait
- Caractère
- Doux et docile
- Robe
- Le plus souvent baie ou rouanne
Une histoire ancienne, parfois peu documentée
Les sources sur l’évolution de la race avant le XIXe siècle sont peu nombreuses. L’Ardennais est mentionné dès l’Antiquité romaine comme cheval destiné à fournir des montures aux armées. À ses débuts, il était employé aussi bien pour tirer des charges que pour être monté. Son lien avec sa région d’origine lui vaut d’être associé à Bayard, le cheval légendaire des quatre fils Aymon.
Les détails de son allure
Vous pouvez observer chez l’Ardennais un profil de tête camus ou rectiligne. Ses pieds sont larges et portent des fanons abondants. L’alezan, le gris fer, l’aubère et l’isabelle sont admis, tandis que le bai brun est toléré. Le standard français fixe une taille minimale de 1,54 m pour les étalons et de 1,52 m pour les juments.
De la traction légère aux travaux agricoles
Au milieu du XIXe siècle, les croisements et la sélection des éleveurs transforment la race pour répondre aux travaux agricoles. L’Ardennais a contribué à la naissance de l’Ardennais suédois, de l’Auxois et du Trait du Nord. Durant l’entre-deux-guerres, il reste recherché notamment pour le labour. Le déclin de l’élevage de l’Ardennais et la réduction drastique de ses effectifs sont liés à la fin de la traction hippomobile et à l’utilisation du tracteur motorisé.
Des registres et des actions de sauvegarde
Les sociétés de registres généalogiques belges, françaises et luxembourgeoises définissent le standard de la race. Selon l’Union des éleveurs de chevaux de la race ardennaise, le premier registre généalogique français a été créé le 17 février 1908 par la société hippique des Ardennes. En 1992, Français et Belges signent une convention de sauvegarde au haras national de Montier-en-Der. En Belgique, les effectifs passent de 15 000 individus en 1955 à 1 600 en 1996.