
Carte d’identité
- Origine
- Région de Boulogne-sur-Mer, côte de la Manche
- Robe
- Surtout grise, rarement alezane ou noire
- Caractère
- Calme et doux
- Effectifs
- 6 376 individus recensés en 2020
Une histoire entre tradition et sélection
Le nom Boulonnais est attesté depuis le XVII siècle. Selon la légende, la race descendrait d’étalons orientaux passés dans la région durant l’Antiquité. La sélection menée par les éleveurs et les conditions géographiques et climatiques locales ont davantage façonné la race. Le transport de poisson frais entre Boulogne-sur-Mer et Paris a contribué à sa popularité, jusqu’à l’arrivée du chemin de fer vers 1850. Son registre généalogique a été ouvert en juin 1886, puis confié au Syndicat hippique boulonnais en 1902.
Une silhouette dont la robe a évolué
Chez le Boulonnais, vous pouvez observer une tête au profil rectiligne ou camus. Au XVIII siècle, vous auriez rencontré un Boulonnais souvent noir et beaucoup moins volumineux que le cheval actuel. La robe grise a commencé à gagner du terrain au XVIII siècle.
Des changements de modèle au déclin des effectifs
Après la reconversion vers les travaux de force et l’agriculture, les éleveurs ont recherché des chevaux plus puissants et plus étoffés. La modernisation des transports après la Première Guerre mondiale, puis l’arrivée du tracteur après la seconde, ont menacé la race. Les bombardements des ports, les réquisitions et l’occupation allemande ont causé de lourdes pertes parmi les Boulonnais. Au début des années 1970, il ne restait plus qu’un millier de juments.
Une race à préserver
En 1902, la population était estimée à plus de 600 000 individus. Un plan de sauvegarde a été lancé en 1975 face à la diminution persistante des effectifs. La création de la route du Poisson et le croisement Arabo-boulonnais figurent parmi les actions de sauvegarde. Le Syndicat hippique boulonnais soutient financièrement les éleveurs pour les encourager à maintenir la race. Dans l’étude génétique menée par l’INRA en 2008, vous trouvez la suggestion de placer le Boulonnais en conservation prioritaire du fait de l’originalité de son patrimoine génétique, afin de maintenir au maximum la diversité génétique des effectifs français.