
Carte d’identité
- Origine
- Bretagne
- Taille
- 1,58 m en moyenne selon plusieurs auteurs
Des bidets locaux à une race exportée
La race descend de bidets locaux bretons. Son élevage commence à se structurer à la fin du XVIIe siècle, avec de nombreux croisements. Depuis le Moyen Âge, des croisements avec les trotteurs du Norfolk, les Percherons et les Ardennais ont contribué à transformer le Breton. Au début du XXe siècle, les chevaux quittent Landerneau et Landivisiau par train et par bateau, et contribuent à améliorer d’autres races de trait. Les croisements avec d’autres races sont officiellement abandonnés dans les années 1930.
Une tête carrée et un poitrail large
La tête, de forme carrée, reste proportionnée au corps. Le profil est généralement droit, même si certaines lignées présentent un creux, notamment au niveau du nez. Chez le Breton, vous observez des oreilles petites et mobiles, portées relativement bas. Le front large s’accompagne d’yeux bien espacés. Le poitrail est très large et la poitrine profonde.
Le trait et le postier dans l’histoire bretonne
Le trait Breton, décrit comme plus grand et plus puissant, était historiquement élevé sur la côte nord de la Bretagne. Le postier, le plus léger des types encore présents, tire son nom de son ancien emploi dans le service de poste aux chevaux.
Le suivi de la race et sa conservation
Le registre généalogique de la race relève de l’Association nationale du cheval breton (ANCB). En 1980, les chercheurs concluent que la race subit de la consanguinité, une dérive génétique et la disparition de ses structures de coordination. Une nouvelle génération d’éleveurs issus de milieux non agricoles acquiert des Bretons dans une démarche de conservation et de loisir.