
Carte d’identité
- Morphologie
- Cheval de trait
- Origine
- Biélorussie
- Poids
- 500 à 600 kg en moyenne, selon le guide Delachaux
- Taille
- Femelles : 1,48 m à 1,56 m ; mâles : 1,55 m à 1,61 m
- Robe
- Le plus souvent baie ou alezane
Des croisements pour les travaux agricoles
L’Université d’Oklahoma présente le cheval des forêts comme un ancêtre lointain du Trait biélorusse. La race résulte de croisements entre des chevaux locaux et des Døle Gudbrandsdal, des Ardennais, des Ardennais suédois, des Bretons, des traits belges et des races de Russie centrale et d’Ukraine. Les sources situent différemment ses débuts : DAD-IS les place à la fin du XIXe siècle, tandis que le guide Delachaux retient le milieu du XXe siècle. Ces croisements visaient à obtenir un cheval adapté aux travaux agricoles. Son berceau d’élevage se trouve dans l’ouest de la Biélorussie, dont les pâturages sont réputés plus riches. La reconnaissance de la race date de 2000.
Un modèle carrossier aux crins fournis
Sa silhouette correspond au modèle d’un cheval carrossier. La tête est petite et étroite, avec un profil droit et un front large. L’encolure musclée, de longueur moyenne, s’accompagne d’un poitrail large et d’un garrot peu à moyennement saillant. La croupe est courte et large, avec une forme arrondie et une musculature développée. La crinière et la queue sont abondantes, avec des crins parfois ondulés. Les fanons restent peu abondants.
Des aptitudes au travail et une production de lait
Le Trait biélorusse peut pratiquer le débardage et les travaux agricoles, notamment en terrain marécageux, ainsi que l’attelage et le saut d’obstacles. Il est réputé localement avoir le rapport entre poids et puissance de traction le plus élevé parmi les chevaux de trait. Les juments produisent en moyenne 9 litres de lait par jour. Les meilleures juments laitières donnent 2 560 litres au cours d’une lactation de six mois.
Des indications de statut à replacer dans leur contexte
La longévité et la fertilité de la race sont réputées bonnes. DAD-IS ne renseigne pas le niveau de menace pesant sur le Trait biélorusse. L’étude de l’Université d’Uppsala publiée en août 2010 pour la FAO le classait parmi les races locales européennes non menacées d’extinction.