
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait lourd
- Origine
- Australie
- Taille
- 1,62 m à 1,80 m
- Poids
- 600 à 900 kg
- Aptitude
- Traction lourde
Des croisements venus de l’époque coloniale
Les origines de la race remontent à l’arrivée en Australie, vers 1854, d’étalons et de juments provenant d’Angleterre et des Flandres. Quatre races de trait présentes depuis l’époque coloniale ont contribué à sa formation : le Clydesdale, le Percheron, le Shire et le Suffolk Punch. Des chevaux belges importés ont ensuite rejoint ces croisements, avec parfois un apport de lignées de chevaux légers. Dans l’ensemble, le Shire et le Clydesdale constituent la base principale du cheptel de traits australiens.
Une silhouette large et musclée
La tête, de dimensions moyennes, présente un front large et de grands yeux. L’encolure est longue et musclée, avec un développement particulièrement prononcé chez les étalons. Le garrot ressort peu dans la silhouette. La poitrine, les hanches et l’arrière-main présentent de la largeur et une musculature développée. La croupe est large et puissante, avec un arrondi léger. Toutes les robes unies sont admises, mais les grandes marques blanches sur la tête ou le corps sont peu recherchées et les balzanes ne doivent pas dépasser le genou.
Un tempérament aimable
La race est réputée pour son intelligence et sa polyvalence. Son tempérament est décrit comme aimable. En 1905, ses déplacements étaient jugés plus lents que ceux du Clydesdale, ce qui le rendait davantage adapté à la traction lourde au pas.
À la ferme, sous la selle et en concours
Le Trait australien est aujourd’hui apprécié dans les présentations en main et sous la selle. Il prend part à des compétitions de labour dans tous les États d’Australie. Il travaille encore dans de petites fermes et sert au débardage dans les zones boisées.
Des effectifs mal documentés
Fondée vers 1979, l’Australian Draught Horse Stud Book Society a pour objectif de promouvoir ces chevaux et les programmes d’élevage. DAD-IS répertorie le Trait australien parmi les races locales australiennes sans fournir de nombre d’animaux. L’étude de Rupak Khadka publiée en 2010 pour la FAO classe cette race locale océanienne dans la catégorie des niveaux de menace inconnus. Les effectifs de la race seraient faibles.