
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait
- Origine
- Altmark, Allemagne de l’Est
- Taille
- 1,58 m à 1,65 m en moyenne
- Robe
- Baie, alezane, noire ou bai-brun
Des croisements à une race distincte
Le développement de la race en Allemagne de l’Est repose sur le Brabançon et l’Ardennais. La race apparaît vers 1875 grâce à des croisements auxquels participent aussi des Shires et des Clydesdales. La coopérative d’élevage de chevaux d’Altmärkische voit le jour en 1904. La séparation entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est isole la population de l’Altmark, initialement très proche du trait de Rhénanie actuel. À ses débuts, la race ne possède pas de nom propre : éleveurs et utilisateurs l’appellent Kaltblut, soit « cheval à sang froid ». Jusqu’en 1990, elle n’est distinguée ni du trait de Saxe-Thuringe ni du Mecklembourgeois, avant que l’organisation de l’élevage en ex-Allemagne de l’Est ne sépare les trois races.
Un grand gabarit et une bonne foulée
Ce cheval de grand format porte visiblement l’héritage du trait belge et peut atteindre 1,70 m. Sa tête présente un profil droit et de grands yeux. Son corps profond et musclé s’accompagne d’une épaule inclinée et d’une croupe longue. Au trot, il montre une bonne foulée.
Un cheval destiné à la traction
La traction fait partie de ses utilisations, et la race a historiquement travaillé dans les champs. Sa sélection accompagne l’industrialisation de l’agriculture, notamment la culture de la betterave à sucre, qui demande un cheval fort pour la traction lourde.
Le recul après la motorisation
La race connaît une forte popularité jusqu’au milieu du XX siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, la forte motorisation agricole en RDA, particulièrement au début des années 1970, entraîne le déclin de la race. Avant la chute du mur de Berlin, c’est la race de trait la plus répandue en RDA, puis ses effectifs chutent fortement après 1989.
Des effectifs suivis et un plan de sauvegarde
Le recensement de 1990 dénombre 200 juments. En 1997, les registres comptent 272 poulinières et 20 étalons autorisés. L’association Terra Mater lance un plan de sauvegarde en 2000, suivi d’une première naissance de poulain en 2002. Au début du XXI siècle, environ 130 juments sont recensées. Les deux tiers des effectifs se trouvent dans l’Altmark. Le haras de Neustadt an der Dosse accueille certains étalons de la race.