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Trait de l’Altmark : histoire et sauvegarde

Le Trait de l’Altmark est un cheval de trait originaire d’Allemagne de l’Est, aujourd’hui menacé d’extinction. Vous pouvez observer sa tête au profil droit et ses grands yeux, associés à un corps profond et musclé.

Race de cheval de traitAussi : Altmärkisches KaltblutMis à jour le 10 octobre 2026
Trait de l’Altmark, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Espèce
Cheval de trait
Origine
Altmark, Allemagne de l’Est
Taille
1,58 m à 1,65 m en moyenne
Robe
Baie, alezane, noire ou bai-brun

Des croisements à une race distincte

Le développement de la race en Allemagne de l’Est repose sur le Brabançon et l’Ardennais. La race apparaît vers 1875 grâce à des croisements auxquels participent aussi des Shires et des Clydesdales. La coopérative d’élevage de chevaux d’Altmärkische voit le jour en 1904. La séparation entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est isole la population de l’Altmark, initialement très proche du trait de Rhénanie actuel. À ses débuts, la race ne possède pas de nom propre : éleveurs et utilisateurs l’appellent Kaltblut, soit « cheval à sang froid ». Jusqu’en 1990, elle n’est distinguée ni du trait de Saxe-Thuringe ni du Mecklembourgeois, avant que l’organisation de l’élevage en ex-Allemagne de l’Est ne sépare les trois races.

Un grand gabarit et une bonne foulée

Ce cheval de grand format porte visiblement l’héritage du trait belge et peut atteindre 1,70 m. Sa tête présente un profil droit et de grands yeux. Son corps profond et musclé s’accompagne d’une épaule inclinée et d’une croupe longue. Au trot, il montre une bonne foulée.

Un cheval destiné à la traction

La traction fait partie de ses utilisations, et la race a historiquement travaillé dans les champs. Sa sélection accompagne l’industrialisation de l’agriculture, notamment la culture de la betterave à sucre, qui demande un cheval fort pour la traction lourde.

Le recul après la motorisation

La race connaît une forte popularité jusqu’au milieu du XX siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, la forte motorisation agricole en RDA, particulièrement au début des années 1970, entraîne le déclin de la race. Avant la chute du mur de Berlin, c’est la race de trait la plus répandue en RDA, puis ses effectifs chutent fortement après 1989.

Des effectifs suivis et un plan de sauvegarde

Le recensement de 1990 dénombre 200 juments. En 1997, les registres comptent 272 poulinières et 20 étalons autorisés. L’association Terra Mater lance un plan de sauvegarde en 2000, suivi d’une première naissance de poulain en 2002. Au début du XXI siècle, environ 130 juments sont recensées. Les deux tiers des effectifs se trouvent dans l’Altmark. Le haras de Neustadt an der Dosse accueille certains étalons de la race.

Quiz : Trait de l’Altmark

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.De quelle région le Trait de l’Altmark est-il originaire ?
  2. 2.Quel profil présente sa tête ?
  3. 3.Quelle association lance un plan de sauvegarde en 2000 ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.