
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait
- Origine
- Forêt-Noire, Allemagne
- Taille
- Juments : 1,53 m au garrot en moyenne selon DAD-IS
- Poids
- Juments : environ 610 kg selon DAD-IS
- Effectifs
- 1 079 chevaux en Allemagne en 2016
Des ancêtres alsaciens et suisses
La sélection de ce cheval commence au début du XVIII siècle. Ses ancêtres comprennent des chevaux alsaciens et des Franches-Montagnes suisses importés sur les hauts plateaux de la Forêt-Noire. Des croisements successifs ont ensuite été pratiqués avec le Noriker et le Breton. Le registre généalogique et l’association chargée de la sélection sont fondés en 1896. Sur ces hauts plateaux pauvres en herbages, les fermiers recherchaient un cheval agricole efficace et plutôt rustique.
Un modèle léger aux pieds solides
Traditionnellement rattaché à la famille du Noriker, ce cheval présente un modèle relativement léger. Sa tête de taille moyenne présente un front large et de grands yeux, avec un profil droit ou légèrement busqué. Ses membres sont forts, ses articulations solides et ses pieds durs. Les fanons sont peu abondants. Les marques blanches étendues sont fréquentes, notamment une liste sur la tête.
Du travail forestier aux loisirs
Élevé à l’origine pour les travaux de ferme et le débardage forestier, il reste employé pour ces activités. Sa taille relativement modeste le fait apprécier comme cheval de loisir familial, souvent monté. Il participe aussi à l’attelage de loisir et de compétition.
Une population rare à préserver
La motorisation de l’agriculture a fortement réduit son usage, avec environ 200 chevaux reproducteurs seulement dans les années 1980. En 1994, le recensement ne comptait que 473 chevaux. L’étude de l’université d’Uppsala publiée pour la FAO en août 2010 le classe parmi les races locales européennes en danger d’extinction. En 2015, la race était éligible aux aides allemandes destinées à préserver les races menacées. En 2016, le haras national de Marbach mettait 16 étalons reproducteurs à la disposition des éleveurs locaux.