
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait à sang froid
- Origine
- Hainaut français
- Poids
- 800 à 900 kg en moyenne
- Robe
- Bai le plus fréquent, puis bai rouan
Une race façonnée pour les champs
Sa sélection pour les travaux agricoles commence dans les années 1850. Au milieu du XIX siècle, ce cheval est désigné sous le nom de « gros trait du Hainaut ». Le Trait du Nord partage une origine commune avec l’Ardennais. Une race aux caractères propres commence à se dessiner vers 1880. Dans les années 1950, l’électrification des mines et la motorisation agricole font chuter la demande jusqu’à provoquer sa quasi-disparition.
Un corps court et une forte ossature
Sa silhouette est ramassée et portée par des jambes plutôt basses. Le standard demande une tête courte et petite par rapport à la masse du cheval. Ses oreilles sont de petites dimensions. Sa crinière porte des crins abondants.
Un cheval attentif à l’humain
Son travail historique, qui exigeait de fournir une forte traction à la demande, a fait de lui un cheval très attentif à l’humain. Ses amateurs apprécient son trot énergique et le décrivent comme facile à dresser.
De la traction aux loisirs attelés
Il peut être attelé pour le travail, le loisir, le tourisme ou la compétition. Il a aussi servi au halage des barges et des péniches sur les canaux. Il peut être monté pour l’équitation de loisir ou pour des missions de surveillance. La conduite traditionnelle au cordeau emploie une petite cordelette à la place des deux guides et laisse une main libre au meneur.
Des effectifs faibles et une sauvegarde organisée
Le Syndicat d’élevage du cheval Trait du Nord est l’organisme de sélection reconnu pour promouvoir la race, la sauvegarder et orienter sa sélection. L’appellation « Trait du Nord » est réservée aux chevaux inscrits dans le registre généalogique de la race. Quatre plans régionaux de sauvegarde se succèdent entre 2011 et 2026. En 2007, l’élevage ne compte plus que 75 naissances, après un nouvel effondrement lié à la réorientation des missions des haras nationaux. Une analyse publiée en 2009 ne relève pas d’excès de consanguinité, tout en soulignant que le petit effectif limite la fiabilité de ce constat.