
Carte d’identité
- Origine
- Mayenne
- Aptitude
- Traction, notamment agricole
- Robe
- Noire ou grise selon la société de race
- Statut
- Race éteinte dans DAD-IS
Une histoire liée au Percheron
Le refus de la Société hippique percheronne d’inscrire les chevaux nés hors du Perche explique la création d’un registre généalogique propre au Trait du Maine. Deux sources donnent des dates différentes pour la création du registre mayennais : 1896 dans la Monographie agricole du département de la Mayenne et 1907 dans les Annales de Bretagne et des pays de l’ouest. Vous pouvez retenir que, le 16 mai 1925, des éleveurs s’unissent avec les éleveurs de chevaux de trait de la Mayenne et de Maine-et-Loire pour fonder l’Union des Syndicats d’Élevage du Cheval de Trait du Maine, définir un standard de race et unifier leur méthode de sélection. En 1966, le Trait du Maine est fusionné avec le Percheron.
Un cheval massif aux crins fins
Par rapport au Percheron, le Trait du Maine présente un garrot plus bas et une silhouette plus massive. Le standard publié en 1930 donne une taille moyenne de 1,60 m pour les juments et de 1,65 m pour les mâles. Sa tête assez longue présente un profil droit, un front large et plat et des oreilles fines plutôt longues. Son encolure associe longueur et puissance. Le dos et les reins sont courts et droits. La crinière et la queue sont longues et dotées de crins fins, tandis que les fanons sont peu abondants.
La traction et les travaux des champs
Le Trait du Maine peut déplacer de lourdes charges au trot. Dans sa région d’origine, le travail agricole était traditionnellement réservé aux juments. Les chevaux étaient surtout vendus en Beauce, mais aussi dans le centre et le sud de la France, et plus rarement en Espagne.
Un élevage organisé dans l’Ouest
Le berceau de la race couvre la Mayenne, le nord du Maine-et-Loire et les cantons de l’ouest de la Sarthe exclus de la circonscription percheronne, avec une place particulière pour le bocage mayennais. L’Union des Syndicats d’Élevage du Cheval de Trait du Maine, installée au Mans, organise la sélection de la race. L’inscription au registre généalogique exige un examen par une commission de 3 membres, dont un vétérinaire. Les chevaux doivent avoir 3 ans révolus pour être inscrits, avec une dérogation exceptionnelle possible à 2 ans.
Des effectifs historiques importants
En 1929, la Mayenne compte à elle seule 48 000 juments Traits du Maine mises à la reproduction chaque année, pour 25 000 naissances annuelles de poulains. Les données de population datées de 2006 indiquent un effectif nul.