
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Taille
- Bélier : 70 cm ; brebis : 65 cm
- Poids
- Bélier : 80 à 90 kg ; brebis : 55 à 70 kg
- Toison
- Blanche
- Cornes
- Sans cornes
Une sélection dans le Loir-et-Cher
La ferme où la race a été sélectionnée se trouve près de Pontlevoy, dans le Loir-et-Cher. L’agronome et éleveur Édouard Malingié a mené sa sélection entre 1838 et 1852. Les brebis à l’origine de la Charmoise provenaient de croisements entre berrichon, mérinos, tourangeau et solognote. Ces brebis ont été croisées avec des béliers anglais Romney-Marsh, une race appelée New Kent en France, puis leurs descendants ont été métissés.
Une petite tête et une laine courte
La tête est petite, de couleur blanche ou rosée. Les yeux et les orbites ressortent nettement. Les petites oreilles sont fines, dressées et mobiles. La poitrine est ample, le dos horizontal et la croupe large. La laine fine et serrée forme des mèches courtes, tandis que la tête et les jambes restent dénudées.
Une présence surtout dans le Centre-Ouest
La race se concentre dans le Centre-Ouest de la France, principalement dans la Vienne, les Deux-Sèvres et la Vendée. On la trouve aussi dans d’autres départements du Centre et du Sud-Ouest, ainsi que dans les Ardennes. En Grande-Bretagne, une association d’éleveurs active accompagne la race.
Des effectifs en recul et une protection
En 1963, les effectifs totaux atteignaient 645 000 animaux. À cette date, la Charmoise occupait le troisième rang national par ses effectifs, derrière la Lacaune et les Caussenards. Le Bureau des Ressources Génétiques estime les effectifs à environ 20 000 brebis, sans date précisée dans le passage. La Charmoise figure parmi les races bénéficiant de mesures agro-environnementales pour la protection des races menacées de disparition (PRM).