
Carte d’identité
- Origine
- Cotentin, dans le nord de la Manche
- Taille
- Grande
- Toison
- Blanche
- Cornes
- Absentes chez les deux sexes
- Statut
- Race menacée
Une histoire de croisements et de sélection
Les origines précises de la race restent mal connues. Des moutons flandrins auraient contribué à la formation de la Cotentine au XIX siècle. La sélection des animaux issus des croisements commence en 1860. L’apparence actuelle de la race est fixée dès 1900. Le registre généalogique de la race, appelé flock-book, est créé en 1925. L’UPRA Avranchin Cotentin, commune aux deux races, voit le jour en 1975.
Une tête rose et de grandes oreilles
La tête est large, rose et entièrement dépourvue de laine. Le mufle est assez large et le profil du chanfrein présente un creux. Les grandes oreilles se tiennent à l’horizontale et paraissent presque transparentes. Les membres assez courts ont une ossature solide et des onglons blancs. La toison épaisse porte une laine longue de 12 cm, dont les fibres mesurent 35 µm de diamètre. Sur les pattes, la laine s’arrête aux genoux et aux jarrets.
Un passé lié aux haras de la Manche
L’histoire de l’élevage du Cotentin est étroitement liée à celle des chevaux de course. Élevé dans les grands haras de la Manche, ce mouton participait régulièrement aux concours ovins selon une tradition héritée du monde équin.
Des effectifs difficiles à établir
Les effectifs ont diminué ces dernières années, sans avoir jamais été très élevés. La base de sélection décrite compte seulement 200 brebis réparties dans 15 élevages. Pour observer des Cotentins, vous pouvez vous rendre à la Ferme-musée du Cotentin, qui en présente au public.