
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Région de Macina
- Aptitude
- Production de laine
- Taille
- 60 à 80 cm
- Poids
- Bélier : 40 kg ; brebis : 30 kg
Des ancêtres venus d’Afrique du Nord
Les ancêtres du Macina étaient des moutons à laine originaires d’Afrique du Nord. Ces moutons ont été introduits au Mali aux 15e et 16e siècles par les Maures et les Marocains lors de la conquête de Tombouctou. Au début du 20e siècle, des croisements avec des Mérinos ont été essayés pour améliorer la qualité de la laine. Les éleveurs locaux ont refusé les animaux issus de ces croisements en raison de leur manque de rusticité.
Une toison blanche et des cornes en spirale
Sur son fond blanc, des taches noires, brunes ou rousses marquent le pourtour des yeux et les oreilles. Vous pouvez observer que la laine recouvre le corps du Macina, tandis que la tête, le ventre et les pattes sous les genoux en sont dépourvus. Les cornes du bélier s’enroulent en spirale. Une très faible proportion de mâles porte parfois deux paires de cornes. Les brebis sont généralement sans cornes, bien que quelques-unes puissent parfois porter des cornes de faible longueur.
Des troupeaux au rythme du fleuve
L’aire de répartition se limite aux plaines inondables du fleuve Niger, du centre du Mali à Niamey, dans le sud-ouest du Niger. Les moutons sont conduits dans des troupeaux mixtes avec des chèvres et des bovins. Les déplacements de transhumance suivent la montée et la baisse des eaux du fleuve.
Une laine grossière pour les textiles
Le Macina donne en moyenne 700 g de laine grossière, dont la longueur peut atteindre 30 cm. La longueur de la laine dépend du nombre de tontes annuelles, et son poids peut atteindre 1,2 kg. Cette laine sert principalement à fabriquer des couvertures, des tapis et des matelas.
Des effectifs en recul et des croisements
La population était estimée à 1 000 000 têtes en 1947, puis à 2 000 000 têtes en 1985. Au début des années 1990, l’estimation était descendue à près de 600 000 têtes. Dans les années 2010, les croisements avec d’autres races locales menacent la préservation du Macina sans métissage.