
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Pays basque français
- Aptitude
- Production laitière
- Poids
- Brebis : 45 à 50 kg ; bélier : 70 kg
- Taille
- 60 cm
Une implantation ancienne, une origine discutée
Son élevage est ancien dans l’ouest des Pyrénées, sans que son origine exacte soit établie. Selon les hypothèses, elle aurait toujours vécu au Pays basque, aurait été introduite lors des invasions arabes ou serait venue d’Asie. Son apparence ne témoigne pas d’une influence mérinos. Le ministère de l’Agriculture a reconnu officiellement la race en 1970.
Une tête rousse et une laine en longues mèches
La robe associe le blanc du corps au roux de la tête et des pattes. Les mèches pendantes de sa toison mesurent entre 25 et 30 cm. La laine laisse découvertes la tête et la partie inférieure des pattes, tandis que le collier présente une légère nuance roussâtre. Elle ne porte pas de cornes et présente un chanfrein allongé et étroit. Ses oreilles retombent de chaque côté de la tête. Des membres puissants soutiennent son corps allongé.
Un lait destiné notamment à l’ossau-iraty
La production indiquée atteint 240 litres sur 163 jours de lactation, ce qui la place en tête des races pyrénéennes pour la production laitière. Son lait contient 7,39 % de matière grasse et 5,37 % de protéines. Son lait sert notamment à fabriquer l’ossau-iraty, une tomme de brebis des Pyrénées bénéficiant d’une AOP. Sa réputation tient à sa capacité à valoriser la richesse de la flore des pâturages dans sa production de lait.
Les coteaux basques et leurs pâturages
Elle se concentre notamment sur les coteaux de Basse-Navarre et de basse Soule, où le climat doux et humide favorise la croissance de l’herbe. Elle est élevée dans les systèmes les plus intensifs des Pyrénées. Les éleveurs pratiquent généralement une transhumance de 3 à 4 mois, ou gardent leurs troupeaux sans transhumance. Elle supporte bien la pluie, la neige et les changements de température.
Une sélection tournée vers le lait
Un programme de sélection de la race a été lancé en 1975. Le contrôle laitier sur lequel repose ce programme concerne environ 56 000 brebis. La valeur génétique des béliers est évaluée à partir de la quantité et de la composition du lait produit par leurs filles. Le progrès génétique annuel annoncé est de 3,6 litres de lait par brebis et par lactation.