
Carte d’identité
- Origine
- Île de Boreray, archipel écossais de Saint-Kilda
- Poids
- Brebis adulte : 28 kg
- Taille
- Brebis adulte : 55 cm au garrot
Une histoire façonnée par l’isolement
Le Boreray provient d’un croisement réalisé à la fin du XIXe siècle entre le Scottish Blackface et l’Old Scottish Shortwool, une race des Hébrides aujourd’hui éteinte. L’isolement géographique a davantage façonné cette race qu’une sélection volontaire par les éleveurs. Après l’évacuation des habitants de Saint-Kilda dans les années 1930, les moutons de Boreray sont retournés à l’état sauvage. Dans les années 1970, six moutons ont été emmenés en Écosse continentale pour y fonder une seconde population d’élevage. Le Boreray est étroitement apparenté au mouton de Soay, lui aussi originaire de Saint-Kilda.
Une toison claire et des cornes chez les deux sexes
La toison du corps est grise ou blanc crème, avec parfois des individus plus foncés. La face et les pattes sont dépourvues de laine et mêlent le noir et le blanc dans des proportions variables selon l’animal. Brebis et béliers portent aujourd’hui une seule paire de cornes, alors que plusieurs paires existaient parfois autrefois. Les béliers adultes peuvent développer de grandes cornes en spirale. Les cornes des brebis sont généralement plus fines que celles des mâles et leur courbure ne dépasse pas 360 degrés.
Une laine rêche pour les textiles
La laine, de texture rêche, sert surtout à fabriquer du tweed ou du fil pour les tapis. Les cornes des béliers peuvent être employées en artisanat, notamment pour réaliser des houlettes de berger.
Des particularités utiles au pâturage
Les conditions de son milieu d’origine rendent le Boreray bien adapté au pâturage de conservation, qui vise à favoriser la biodiversité. Sa queue naturellement courte ne nécessite pas d’être raccourcie.
Des effectifs suivis pour la sauvegarde
Le Boreray figure parmi les huit races britanniques rares inscrites au Combined Flock Book, un registre généalogique créé en 1974. En 1999, la population était estimée à moins de 84 animaux, dont 74 brebis. En 2012, les registres généalogiques comptaient 204 brebis. Pour 2017, les estimations diffèrent : le Rare Breeds Survival Trust évaluait le nombre de brebis reproductrices à plus de 500, tandis que la FAO en estimait 426. En 2025, le Rare Breeds Survival Trust classait la race dans sa catégorie « priority », son deuxième niveau de préoccupation.