
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Charolais, en Bourgogne
- Taille
- Grande
- Poids
- En moyenne : bélier 135 kg, brebis 90 kg
Des croisements au livre généalogique
Au XIXe siècle, des brebis locales sont croisées avec des béliers Leicester d’origine anglaise pour donner naissance à la race. Le nom de mouton charollais apparaît pour la première fois au cours de ce même XIXe siècle. Au début du XXe siècle, ce mouton est très présent dans sa région, où il est aussi appelé « mouton de pays ». Après la Première Guerre mondiale, l’arrivée de moutons Southdown fait reculer ses effectifs. En 1963, la création du livre généalogique fixe définitivement le nom de mouton charollais.
Une tête découverte et une laine courte
Sa laine blanche, courte et fine, ne recouvre ni la tête ni les pattes. La tête présente une teinte plus ou moins rosée, parfois ponctuée de petites marques grises. Les oreilles sont fines, assez longues et d’une couleur proche de celle de la tête. Vous pouvez observer un front large et des orbites assez éloignées l’une de l’autre. Son tronc plutôt long porte un dessus musclé et une poitrine large qui descend bas. Ses aplombs sont décrits comme bons.
L’organisation de la race
La gestion de la race est assurée par l’OS Mouton Charollais. Le livre généalogique rassemble environ 10 000 brebis détenues par 150 éleveurs.
Du Charolais à d’autres pays
Au XXe siècle, les progrès de la race ont favorisé son implantation au-delà de sa région d’origine. En France, vous le trouvez notamment en Bourgogne, dans le Massif central, en Poitou-Charentes, en Limousin et dans le Sud-Ouest. La race représente de 40 à 50 % des exportations françaises de génétique ovine. Des reproducteurs sont régulièrement envoyés au Canada, en Chine, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Suisse ou en Turquie. La source recense des élevages de moutons charollais dans 20 pays.