
Carte d’identité
- Origine
- Basse-Saxe, Allemagne
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Blanche
- Statut
- En danger d’extinction
Une race issue de la région de la Leine
À ses débuts, le Mouton de la Leine était une race fermière. Son berceau se situe notamment dans le sud de la Basse-Saxe, le long de la Leine, entre Göttingen et Hanovre. La race apparaît également en Thuringe occidentale et à Eichsfeld. Autrefois, sa présence s’étendait jusqu’à la région de Hildesheim. Après la Seconde Guerre mondiale, des croisements avec le texel et le frison oriental participent à son amélioration en République fédérale allemande.
Un gabarit moyen et une tête sans laine
Le bélier pèse entre 80 et 100 kg, avec parfois un poids de 120 kg. La brebis pèse entre 60 et 75 kg. Le mufle présente un profil légèrement busqué. La tête est longue et étroite, surtout chez la femelle, tandis qu’elle est plus courte chez le mâle. La tête n’est pas pigmentée et reste dépourvue de laine jusqu’aux oreilles. Les oreilles sont de taille moyenne et pendent très légèrement.
Une lignée originelle passée par la Pologne
Dans les années 1950, l’Allemagne donne à la Pologne un troupeau de 1 500 têtes au titre des réparations de guerre, dont subsiste un petit effectif originel non croisé. Après la chute du mur de Berlin, certains de ces moutons sont réimportés en Allemagne. Les animaux réimportés sont élevés dans la région de Zerkwitz, en Basse-Lusace.
Des effectifs suivis à plusieurs dates
En 1937, la population de la race comptait 77 000 têtes. En 2013, la Gesellschaft zur Erhaltung alter und gefährdeter Haustierrassen (GEH) lui attribue le titre de « race menacée de l’année ». En 2016, les effectifs atteignent près de 3 500 sujets, répartis presque également entre les types originel et croisé. Parmi les animaux recensés en 2016, 136 reproducteurs sont inscrits au livre généalogique.