
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Basses terres hongroises, ou puszta
- Poids
- Taureaux : 800 à 900 kilogrammes
- Statut
- Non menacée : FAO (2007), DAD-IS (2022)
Une histoire ancienne, des origines discutées
L’origine précise de la race reste inconnue. Vous pouvez retenir que l’hypothèse d’une arrivée avec les Magyars au IXe siècle était autrefois admise, mais qu’elle ne concorde pas avec les données archéologiques. Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, de nombreux bovins gris étaient élevés de manière extensive dans les plaines de Hongrie. Un document daté de 1526 atteste la présence de bovins hongrois à Augsbourg. Un autre texte du XVIe siècle mentionne expressément des bovins hongrois à longues cornes. Au XVIIIe siècle, ces bovins ont surtout été employés comme animaux de trait, un travail auquel ils étaient bien adaptés.
Une robe grise et des cornes en lyre
Le pelage hirsute présente des nuances allant du gris argenté au gris cendré plus sombre. Les mâles sont généralement plus foncés que les vaches et ont les yeux cerclés de noir. Les veaux naissent avec un pelage roux qui devient gris vers six mois. La peau est grise et pigmentée. Les cornes se courbent vers le haut en forme de lyre et peuvent mesurer environ 70 à 80 cm. Les cornes sont fines et leur section est ronde.
Des effectifs reconstitués
La race a frôlé l’extinction au XXe siècle, avant de voir ses effectifs remonter. Une association d’éleveurs créée en 1931 a encouragé le maintien et la reproduction de ces bovins. Au début des années 1960, il ne restait que 160 vaches et 6 taureaux répartis dans trois fermes. En 1975, la population ne comptait encore que 300 vaches dans deux troupeaux. La remontée des effectifs tient en partie aux efforts de cryoconservation du gouvernement hongrois. Aujourd’hui, les troupeaux sont principalement conservés dans le parc national de Hortobágy et dans d’autres parcs nationaux hongrois.