
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Morvan, en Bourgogne
- Robe
- Acajou et blanc
- Statut
- Disparue
Une population liée au Morvan
La Morvandelle était présente dans le bassin d’Autun. Elle serait originaire de Château-Chinon, avec une répartition remontant vers Cosne-sur-Loire puis Joigny et comprenant le Tonnerrois, l’Avallonais et les contreforts est du Morvan. Dubois la range dans la partie de son ouvrage consacrée au rameau des races pie rouge des montagnes. Ce classement ne s’accompagne toutefois d’aucune parenté formelle établie par Dubois avec les races dites jurassiennes.
Un corps compact et une ligne blanche sur le dos
Son corps ramassé reposait sur des pattes courtes, noueuses et épaisses. Sa tête large et plate portait des cornes dirigées vers l’avant. Une forte encolure rejoignait un poitrail étroit et musclé. Un fanon volumineux pendait sous l’encolure. L’avant du corps était robuste, tandis que l’arrière-train présentait une allure osseuse. Le blanc dessinait une bande le long de la colonne vertébrale et couvrait aussi le dessous du corps ainsi que la partie supérieure interne des membres.
Une compagne de travail des galvachers
Cette population travailleuse était employée aux charrois, aux travaux des champs et au flottage du bois. Elle accompagnait les galvachers morvandiaux. À Autun, les foires aux bestiaux du 1 mars et du 1 septembre en accueillaient en grand nombre.
Une disparition et un témoignage peint
La disparition complète de la Morvandelle remonte aux années 1920. Le tableau « Labourage nivernais », où figure un animal identifié comme morvandelle, a été peint par Rosa Bonheur en 1849 au lieu-dit La Mare, à Beaumont-Sardolles. Dubois considère l’animal placé au centre de ce tableau comme représentatif de la Morvandelle.